Ger-Séron-Bédeille : petite Usep devenue grande

  • Passés tout proches de l’élimination en demi-finale et malmenés en première période en finale, les Béarnais ont trouvé des ressources pour aller chercher le bout de bois. Photo La Dépêche du Midi - Bastien Arberet
    Passés tout proches de l’élimination en demi-finale et malmenés en première période en finale, les Béarnais ont trouvé des ressources pour aller chercher le bout de bois. Photo La Dépêche du Midi - Bastien Arberet
Publié le

Après une saison à l’arrachée, les Béarnais ont été sacré au nez et à la barbe des favoris. L’Usep s’en est notamment sorti grâce à un pack étincelant.

Les aficionados du rugby amateur n’auraient sans doute pas misé sur ce cheval. Rugueux, combattant et fin stratège, l’Usep a surpris tout son monde de la phase de poules jusqu’à l’apothéose en juin face à Salanque Côte radieuse. Ger-Séron-Bédeille est l’incarnation même du Petit Poucet. Quelques instants après le titre obtenu par ses soldats, le coprésident Jean-Luc Lansaman avouait sa fierté d’avoir terrassé successivement "les grandes villes". "C’est une aventure extraordinaire. Jamais nous n’aurions pensé aller au bout. On a fait tomber de grandes villes, comme Saint-Malo ou Romans, des équipes avec un fonctionnement de Fédérale 1. Nous, nous sommes des joueurs de campagne."

Les fondamentaux portés en étendard

Regroupés sous une seule et même bannière depuis 2000, les trois "petits" clubs ont glané leur troisième titre national après un sacre en Promotion Honneur en 2010 et les cadets en 2011. Classés troisièmes à l’issue de la phase de poule, les Béarnais ont surtout compté sur un pack infernal et un buteur en or. Il les a si longtemps porté cette saison. Vincent Dumont fut l’un des acteurs principaux de la saison étincelante de l’Usep. Décisif sur chaque rencontre de phase finale, l’arrière s’est même offert un sans-faute pour le match du titre en inscrivant vingt points. " À 18 ans, déjà, il était en seniors avec nous en Fédérale 2. Cette saison il est notre principal pourvoyeur de points. Et encore aujourd’hui, il a été incroyable. On le remercie… Il nous a sortis de tellement de situations compliquées !", avouait Grégory Lacrouts, demi de mêlée de l’Usep.

Mais les coups de pied de Dumont n’ont pu être possibles que grâce à la domination presque sans partage du huit de devant béarnais. Jumelé à une défense de fer, l’Usep a finalement brillé sur les fondamentaux rappelant à leur monde les vertus cardinales du ballon ovale. "C’est ce que l’on essaie d’inculquer à nos joueurs, l’image d’un club convivial et pas celle d’un club de brutes", ajoutait le plus heureux des présidents.

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 0,99€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 20h30 la veille
  • Les newsletters exclusives
Clément Labonne
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?