Les Blacks et la méthode Coué

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    Les Blacks et la méthode Coué PA Images / Icon Sport
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Sous pression, les All Blacks se déplacent en Afrique du Sud pour défier les champions du monde sans grande confiance. Même si, pour eux, tout n’est pas si grave…

Petits problèmes, grandes conséquences. Voilà comment les All Blacks pensent pour expliquer la mauvaise passe qu’ils traversent en ce moment. En clair, on dirait qu’ils pratiquent la méthode Coué, usant d’autosuggestions conscientes et de prophéties autoréalisatrices en répétant à l’envi que la situation n’est pas si grave, que leurs failles ne sont pas si profondes, que leur moral n’est pas si entamé.

Un discours somme toute logique et attendu, que le capitaine Sam Cane a tenu cette semaine en conférence de presse : "Je pense qu’il est important que l’on ne se concentre pas sur ces choses qui ne vont pas parce qu’en vérité, il n’y a pas tant de choses qui ne vont pas. On sait que les marges sont minces entre les équipes de haut niveau. Par exemple, nous avons perdu notre dernier match avec un écart de dix points, mais nous avons surtout encaissé deux essais sur des mauls pénétrants adverses. Et ça, en tant que pack, on ne peut pas l’accepter. Si l’on résout ce problème, c’est une grosse pierre que l’on remet en place, et cela va changer bien des choses. Il ne faut pas oublier que beaucoup de choses vont bien aussi." Le capitaine n’ignore pas le vacarme qui règne autour de sa sélection. La grogne des supporters, cette quatrième place au classement World Rugby, les critiques des observateurs : "J’ai conscience que de l’extérieur, il y a beaucoup de choses qui ne vont pas. Mais le stage de la semaine dernière nous a permis de travailler pour régler beaucoup de choses."

Stage à Wellington

Pour mieux travailler, les All Blacks ont passé quelques jours en quasi-autarcie dans le centre sportif White River situé à Wellington, la semaine dernière après quelques jours de repos : "Ce fut douloureux de rentrer à la maison. On avait besoin d’un break mais on était content de retravailler. Ce centre est génial, on a tout sur place. Plus besoin de prendre le bus, on fait tout à pied. Cela nous a permis de travailler davantage." Est-ce que cela suffira ? Réponse samedi.

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