Pro D2 - Un rêve de trente minutes pour Rouen

  • Les Normands ont totalement dominé les débats en première mi-temps en affichant une maîtrise bluffante des situations de jeu. 
    Les Normands ont totalement dominé les débats en première mi-temps en affichant une maîtrise bluffante des situations de jeu.  Icon Sport - Icon Sport
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Les Normands ont totalement dominé les débats en première mi-temps en affichant une maîtrise bluffante des situations de jeu. 

Les trente premières minutes assez irréelles de cette partie à sens unique ont laissé une impression tout à fait incroyable. Il est apparu un tel décalage entre les deux formations, un tel écart de niveau, que l’opposition a tourné à la fable caricaturale du promu trop tendre dépassé en toute chose par une formation déjà rompue aux impératifs de la division. « Massy n’a pas réussi à démarrer. On aurait dit que nous jouions contre l’équipe promue que nous étions il y a quatre ans, a jugé Greg Bouly, l’entraîneur de la mêlée rouennaise, au commentaire de la difficulté massicoise à supporter le défi physique. De notre côté, dans notre avancée, nous avons affiché une maîtrise de nos options de jeu assez étonnante pendant cette première mi-temps ». Et les vingt-trois points inscrits durant cette sarabande de folie, ont permis de combler les manquements révélés plus tard par les quelques coups de boutoirs franciliens. La portée de leurs bévues disciplinaires (quatre cartons jaunes reçus dont trois sur des mauls portés, et deux infériorités numériques subies à treize contre quinze) a été limitée par cette entrée en matière tonitruante.

Malgré le manque de discipline

Sur ce stade Ladoumègue bien garni, où une bonne jauge du public francilien s’était déplacée pour supporter les premiers pas des fringants promus Massicois, les Normands ont médusé l’assistance dès la sixième minute. Tout juste après l’essai du deuxième ligne Astle, leur relance de quatre-vingts mètres initiée sur le renvoi suivant, a conduit jusqu’à la première pénalité de Lydon dans un mouvement d’autorité détonnant (0-10). Coup sur coup, enchaînant un uppercut après un direct, sur le terrain de cette formation francilienne réputée pour son rugby de mouvement, les passes sautées normandes, les redoublées, et les coups de pied par-dessus, en première main ou dans l’enchaînement des temps de jeu, ont fait perdre tous ses repères défensifs à cette équipe massicoise. Il lui a fallu soixante minutes et une accélération de son ailier remplaçant Yanis Dit-Robabglia avant qu’elle ne parvienne à se remettre de cette injure, de se faire prendre à son propre jeu. « C’est vraiment une très bonne première demi-heure, ça fait plaisir, souriait le nouveau venu Florent Campeggia, tout heureux de se trouver dans le camp d’en face, après la saison difficile vécue avec Bourg-en-Bresse. Mais on peut voir aussi que l’autre partie du match est beaucoup plus aléatoire, et qu’il nous faudra nous montrer plus vigilants sur certains secteurs de jeu ». Une question demeure, après ce match étonnant, sur les enseignements à tirer de cette domination outrageuse : qui de la poule ou de l’œuf, de la faiblesse des uns ou de la puissance des autres, a provoqué ce démarrage de match inattendu ? « Nous verrons bien dans les semaines à venir , attendait Greg Bouly.

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Guillaume CYPRIEN
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