Bayonne : Camille Lopez, le guide

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L’Aviron s’est heurté à la réalité du Top 14 à Toulon. Pour sa première à Jean-Dauger, sa tâche sera tout aussi exigeante. Mais avec l’appui du fidèle public… et la baguette de Camille Lopez.

S’il est une recrue qui a donné sa pleine mesure depuis le début de la saison, c’est bien Camille Lopez. Lors des matchs de préparation, face à Colomiers et Bordeaux-Bègles, l’ancien Clermontois a montré toute l’étendue de son talent. Qu’il a confirmée la semaine dernière à Toulon. Sous sa houlette, le jeu de l’Aviron est tout autre. La conduite du match avec ses choix toujours opportuns, la communication avec ses partenaires en font désormais un incontournable de l’équipe. Le Basque, de retour chez lui, a conquis Jean-Dauger. "En dix, il fallait un patron !", nous disait Grégory Patat en présentant son effectif. C’est bien lui. Et même si les données sont différentes après ses longues années en Auvergne assorties d’un titre de champion de France et de 28 sélections nationales, la motivation du demi d’ouverture reste intacte. À 33 ans, il a toujours bon pied, bon œil. "Forcément, livre-t-il, je passe d’un extrême à l’autre. J’avais l’habitude de jouer le top 6 mais je vis un autre challenge qui est tout aussi excitant." Sa mission, et il n’en voit pas d’autre, c’est de maintenir l’Aviron en Top 14. "Le club se donne les moyens de grandir et d’exister dans ce championnat. C’est à nous de faire le job pour qu’il y prenne place de manière bien ancrée. " Conscient que le maintien est l’unique obsession de Bayonne.

Ne pas faire la leçon

Mais ce terme de patron, le Souletin le remplacerait bien par celui de guide. "L’important est que j’ai une place dans le système sportif. En 10, nous sommes obligés de prendre la parole sur l’organisation du jeu et plein de petites choses. Forcément, de par ma position, j’ai ce rôle-là." Mais son manager veut aller plus loin avec lui. Si Denis Marchois est le capitaine de début de saison, Camille Lopez endosse le rôle de premier vice-capitaine. En allant chercher au fond de son implication. Pas question d’imposer son existant. Il est plutôt dans le partage. "De par mon poste et mon expérience, j’ai vécu des choses que je vais essayer de transmettre. Je ne suis pas là pour faire la leçon à qui que ce soit. Je suis entouré de très bons joueurs. Tout le monde a son mot à dire. On part sur le même pied d’égalité. J’ai discuté avec "Dolha", notamment, au poste de 10. Je lui ai dit que s’il avait besoin de quoi que ce soit, j’étais là pour l’aider, pour travailler ensemble, pas pour lui donner la leçon."

Entré dans la réalité du championnat, chez l’un des favoris à Toulon, l’Aviron a déjà un avant-goût de ce qui l’attend. "Il y a eu de bonnes choses, explique Camille Lopez. Mais le haut niveau ne permet pas la moindre erreur. Il nous faudra tout maîtriser quasiment à la perfection si on veut battre le Racing." L’attente se fait grande pour cette ouverture à Jean-Dauger. "Ca va donner c’est sûr, imagine-t-il. Mais il faut que ça donne aussi sur le terrain, nous au milieu." Si le public basque sera au rendez-vous de la ferveur, si le contexte sera à l’opposé de Mayol, les exigences sur le terrain ne changeront pas. "Dans la forme ce sera la même chose. On va jouer une grosse écurie. Tous les week-ends, on affrontera des rouleaux compresseurs. Il faudra mettre tout ce qu’on a mis à Toulon en rectifiant les petits détails, les petites erreurs. On aura besoin de points si on veut atteindre notre objectif."

Première de la saison à Jean-Dauger. Début d’une nouvelle ère ?

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Edmond Lataillade
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