XV de France féminin - La liste des trente-deux décryptée

  • Le staff des Bleues a fait le pari de prendre dans le groupe des trente-deux de jeunes joueuses avec peu de sélections comme Charlotte Escudero, ici à droite aux côtés de Romane Ménager.
    Le staff des Bleues a fait le pari de prendre dans le groupe des trente-deux de jeunes joueuses avec peu de sélections comme Charlotte Escudero, ici à droite aux côtés de Romane Ménager. Icon Sport - Pascal Della Zuana
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Jeunesse et polyvalence, tels sont les deux maîtres mots qui ont guidé les choix du XV de France féminin pour composer le groupe de trente-deux joueuses retenues pour le prochain Mondial.

Chaque annonce de groupes retenus pour disputer une Coupe du monde comprend son lot de surprises, de déceptions et de paris. Celle qu’a dévoilée dimanche soir le staff du XV de France féminin ne déroge pas à la règle. Au rang des surprises (et des déçues), on note en premier lieu l’absence de la deuxième ligne Audrey Forlani. Du haut de ses 57 sélections et de son dernier Tournoi disputé en tant que titulaire, la Blagnacaise faisait figure de partante quasi sûre. Mais la préparation est passée par là, et surtout l’émergence de jeunes joueuses polyvalentes comme Charlotte Escudero et Manae Feleu. Considérées comme plus athlétiques et meilleures porteuses de balle, les deux joueuses de 22 ans se sont vues offrir le précieux sésame. C’est, en substance, ce qu’a expliqué le sélectionneur-entraîneur Thomas Darracq ce lundi matin en conférence de presse : « Audrey Forlani fait partie des joueuses sollicitées régulièrement mais qui évolue à un poste de deuxième ligne où il y a de la concurrence, et où l’on a privilégié d’autres profils. » Une autre Blagnacaise a fait les frais de cette prime à la polyvalence, ainsi que de son profil moins aérien que les autres : la flanker Axelle Berthoumieu, huit sélections à son actif.

Les autres grandes absentes sont les ailières Cyrielle Banet et Caroline Boujard. La première s’est blessée à la cheville : « Elle a une perspective de retour mais qui n’est pas immédiate », a expliqué le technicien. Une absence d’autant plus dommageable que Banet fait figure de machine à marquer, avec ses dix-huit essais plantés en 22 sélections. Pour Boujard, Thomas Darracq l’a expliqué comme « un choix sportif ». Non pas que les ailières restantes aient crevé l’écran (seule Llorens fait figure de titulaire en puissance), mais là encore, Darracq possède d’autres joueuses polyvalentes comme Marine Ménager qui couvre l’aile et le centre, ainsi qu’Emilie Boulard dans le triangle arrière.

 

Douze joueuses à dix sélections ou moins

 

En remplacement, Darracq a opté pour un pari, venu de France VII. Dès le début de la préparation, quatre septistes avaient été identifiées comme potentielles appelées : Joanna Grisez, Séraphine Okemba, Jade Ulutule et Coralie Bertrand. C’est finalement la première qui a été appelée à rejoindre le XV de France Féminin.

L’autre grand enseignement de cette liste, c’est que le staff du XV de France Féminin a fait de vrais paris sur des jeunes joueuses. Parmi les trente-deux retenues, on en trouve six à quatre sélections ou moins, et douze à dix capes ou moins. Et parmi elles figurent trois qui ont connu leur première titularisation lors des deux matchs amicaux contre l’Italie (Escudero, Feleu et Queyroi). Quand on l’interrogea sur l’éventuel manque d’expérience de ces joueuses, Thomas Darracq répondit ceci : « Elles sont jeunes mais elles ont vraiment envie d’en découdre, comme Charlotte Escudero ou Manae Feleu, qui ont 22 ans. Mais si l’on compare avec les garçons, c’est l’âge de plusieurs de nos joueurs majeurs. Elles n’ont pas beaucoup de sélections, mais elles ont une grande ambition pour montrer qu’elles sont à leur place. »

Pour guider ces jeunes dans un contexte aussi délicat que celui d’un Mondial, le staff aura besoin d’expérience : Jessy Trémoulière, Safi N’diaye et Marjorie Mayans disputeront leur troisième Coupe du monde. Et elles ont récemment montré que leurs qualités seront précieuses contre des nations aussi expérimentées que l’Angleterre, grande favorite de la compétition : « Leur premier objectif, c’est d’être compétitives pour aller chercher la concurrence qu’on a souhaité développer ces derniers temps. Elles doivent venir chercher du temps de jeu pour tirer le groupe vers le haut. » Si l’on en croit Darracq, ce dernier aura besoin de tout le monde : « On essaye de limiter ce concept d’équipe type car on ne pourra pas aligner la même équipe sur six matchs. On a travaillé sur la polyvalence de certaines joueuses : dans la perspective d’un match déjà, mais aussi sur celle d’une Coupe du monde qui se jouera sur sept semaines avec des matchs de haut niveau. » Et il faudra tenir ce marathon…

 

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