Top 14 - Perpignan : David Marty version entraîneur en chef

  • David Marty a intégré le staff de l'équipe première de l'Usap cette saison.
    David Marty a intégré le staff de l'équipe première de l'Usap cette saison. Icon Sport
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Peprignan - Promu entraîneur en chef à l’intersaison, David Marty aborde son nouveau rôle avec sérénité et détermination. Quant à la pression, l’ancien centre se la met tout seul.

« Entraîneur, c’est un métier de cons. » Il y a quelques années, à l’heure de commenter ses débuts sur le banc au sein de l’association Usap, David Marty avait lâché cette définition on ne peut plus parlante. Désormais entraîneur en chef de l’équipe fanion de son club de cœur, l’ancien trois-quarts international confirme dans un demi-sourire. Et avec un langage plus mesuré : « Oui, c’est dur. Quand tu vois tous les grands entraîneurs qui sont dans la difficulté chaque année, c’est parlant. L’avantage que j’ai, c’est que je le savais avant de débuter. Je connaissais le coin, je ne suis pas surpris. Mais c’est dur. Tu n’as raison que quand tu gagnes alors que ça peut te dépasser. »

« Il faut être entier »

Ses débuts comme numéro 1 du staff sportif ont été rudes avec deux défaites dans les derniers instants à Pau et contre Brive, malgré de véritables occasions de l’emporter : « J’ai la sensation que l’on travaille dans le bon sens même si ça ne se voit pas sur le terrain, appuie l’intéressé. Je l’ai dit aux joueurs après le match Brive. Après, si on prend quarante contre Toulon, ce sera une autre discussion. » 

Tout en devant parer à l’urgence de résultats, le technicien continue de prendre ses marques dans son nouveau rôle. Même si sa promotion n’est rien d’autre qu’une logique évolution : « Il y a davantage de responsabilités et de boulot. Mais le fonctionnement reste à peu près le même. L’an passé, vu que je n’avais que les trois-quarts en charge, j’avais du temps et je réfléchissais déjà sur la globalité du jeu. Maintenant, c’est obligé mais il y avait déjà cette réflexion commune. Sur la composition d’équipe comme pour le recrutement, on échangeait déjà beaucoup avec Patrick. Les rôles sont un peu différents mais le principe est le même." Et le Catalan d’ajouter, dans un sourire : "Ici, on n’est pas cloisonné. On n’en a pas les moyens. Tout le monde apporte le maximum de ce qu’il peut. Bosser avec des gens que tu connais, ça aide d’ailleurs bien quand le bateau tangue. »

La différence la plus notable, au quotidien, tient dans la part accordée à la gestion des ressources humaines : « Tu as plus de management à faire. Ça ne me pose pas de problème même si gérer les ego, ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple. Mais si tu es carré, objectif, honnête, ça va. En tout cas, c’est ce que j’essaye d’être. » À l’image de ses modèles : « J’ai eu de grands entraîneurs, Olivier Saïsset, Bernard Laporte, Jacques Brunel. C’étaient de grands managers. Il y a des moments marquants passés avec eux qui m’inspirent. Ce que je retiens des trois, c’est qu’il faut être entier. Il ne faut pas jouer à un jeu. De toute manière, je ne suis pas comme ça à la base. »

La promotion n’a visiblement pas changé le spécimen. « Je suis un compétiteur, rappelle-t-il. J’ai envie de réussir, comme tout le monde dans le staff. Quand j’étais avec les espoirs, j’avais autant envie de gagner qu’aujourd’hui. Après, il y a la pression extérieure qui est plus importante, tu es plus exposé. Mais objectivement, je pense que je me mets plus de pression que ce que les gens peuvent me mettre. »

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Vincent Bissonnet
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