Technique avant France - Angleterre : les mauls anglais, le nerf de la guerre

  • L'équipe d'Angleterre lors du mondial.
    L'équipe d'Angleterre lors du mondial. PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Consciente que les Anglaises vont encore s’appuyer sur leur principal point fort, à savoir les ballons portés, l’équipe de France s’est préparée techniquement pour cesser de subir la loi des Red Roses dans ce domaine.

Ce qui est terrible avec les Anglaises, c’est que l’on sait toujours comment elles vont jouer et ce qu’elles vont faire. Pour autant, personne ne parvient à les en empêcher. En étrillant les Fidjiennes, les Red Roses ont remporté leur 26e victoire consécutive. Certains pensent qu’elles sont la bête noire de nos Françaises. Non. Elles sont tout simplement la bête noire du rugby mondial. Et vous savez comment elles s’y sont prises ? En faisant des ballons portés : "Sur quatorze lancements en touche, douze ont débouché sur des mauls", comptait le coentraîneur des avants David Ortiz. " C’est leur marque de fabrique", complétait Gaëlle Mignot, l’autre coentraîneuse, alors on s’est préparées en conséquence". Ce travail n’a d’ailleurs pas débuté cette semaine, mais des mois en arrière. Depuis la défaite à Bayonne, le staff planche sur la question. Ortiz et Mignot, nouvellement arrivés, en ont fait une priorité. Leur travail a été renforcé par celui d’autres adjoints, ceux du XV de France masculin, William Servat et surtout Karim Ghezal, qui sont intervenus à plusieurs reprises auprès des Féminines lors du stage en Andorre puis à celui de Nice : "On s’est vraiment penché sur le sujet. On a essayé de trouver les détails qui nous permettraient de mieux nous placer afin d’être plus efficaces, et la venue des entraîneurs du XV de France masculin nous a fait beaucoup de bien", confirmait la deuxième ligne Madoussou Fall.

Poker menteur

Alors, comment défendre des ballons portés ? Sauter, ou ne pas sauter ? C’est la sacro-sainte interrogation. Certains techniciens préfèrent la première option, puisqu’en contrant le lancer, on empêche l’adversaire de faire un maul. D’autres optent pour la seconde, pour s’assembler le plus rapidement possible et impacter plus fort. Le staff du XV de France va, lui, tenter un pari : faire les deux. Sauter pour gêner l’alignement adverse, mais revenir le plus rapidement au sol pour impacter le maul qui sera en train de se former. C’est en tout cas ce que les Bleues ont travaillé ce mardi, sur le terrain d’entraînement de Ngunguru. Mission impossible ? Réponse samedi.

Pour autant, le staff n’est pas dupe. Et il s’attend à des "surprises" venant de la part des Anglaises, comme l’indiquait Gaëlle Mignot mardi après-midi : "On a vu les Anglaises faire beaucoup de ballons portés, soit. Mais elles n’en font que quand elles entrent dans les 22 mètres. Donc la première des choses, ce sera de les empêcher d’y venir. On a aussi mis en place une stratégie réelle, mais on reste persuadés que l’Angleterre a préparé sa Coupe du monde. C’est-à-dire qu’elles ne vont pas nous proposer la même chose que lors du Tournoi. Elles sont très stratèges, elles ont changé de zones de sauts depuis, comme on l’a vu sur les matchs amicaux avec des animations en fond de touche. Elles veulent nous montrer qu’elles peuvent nous attaquer partout. On doit fermer toutes les zones, et montrer qu’on peut répondre dans ce défi physique. Les filles sont piquées dans leur orgueil." L’orgueil ne serait-il pas l’un des meilleurs carburants des pratiquants de notre jeu ? S. V.

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