Un match pauvre en passes, une occupation française et Penaud en feu : les stats de France-Australie

  • Damian Penaud a signé un véritable exploit individuel pour offrir la victoire aux Bleus, en fin de match.
    Damian Penaud a signé un véritable exploit individuel pour offrir la victoire aux Bleus, en fin de match. Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Dans un match pas toujours emballant, se cantonnant parfois à des échanges de jeux au pied et des matraquages sur la ligne d’avantage, la lumière est venue de Damian Penaud. Mais les Bleus, pourtant derrières au score à l’entrée de la dernière ligne droite, ont mérité leur victoire. C’est en tout cas ce que disent les statistiques (source : Autumn nations series).

1/3 de notre possession dans les 22m australiens

Plus que savoir si le XV de France a majoritairement occupé le camp adverse, c’est la statistique de sa possession de la zone de marque adverse qui marque les esprits.

Sur les 15 minutes et 52 secondes où les Bleus ont eu le ballon, plus de 5 minutes (5 minutes et 19 secondes) l’ont été dans les 22m australiens. C’est plus du tiers (33,5%) et c’est évidemment énorme !

En clair : les Bleus ont usé du jeu au pied plus qu’à leur habitude dans tout le jeu qui déroulait au milieu du terrain ; en revanche, ils ont su imposer de longues séquences de bras de fer à la défense australienne dès lors qu’ils s’approchaient de l’en-but.

En comparaison, l’Australie n’a passé que 1 minute et 29 secondes avec le ballon dans nos 22m. Comment, dès lors, expliquer un tel scénario et un score aussi serré ? L’efficacité, d’habitude un point fort français, a cette fois joué en notre défaveur. En moyenne, les Bleus se sont « payés » de deux points à chaque fois qu’ils sont entrés dans les 22m australiens ; les Wallabies, eux, sont repartis avec quatre points en moyenne, à chacune de leurs visites.

6 défenseurs battus : Penaud a répondu au feu par le feu

Sa première intervention marquante n’a clairement pas été à son avantage : déposé sur son aile droite par un cadrage-débordement d’école de son vis-à-vis Tom Wright (25 ans, 8 sélections), l’ailier clermontois laissait s’envoler la contre-attaque australienne qui aboutirait au premier essai du match (Foketi, 18e). Ensuite ? Comme à son habitude, tout en vitesse, en puissance mais aussi avec ce sens des espaces innés, Penaud a fait sauter le verrou australien. Au total, 6 défenseurs battus, statistique de haut vol et meilleur joueur du match dans ce secteur. Sur son essai en fin de match, celui qui offrit la victoire aux Bleus malgré un match mal embarqué, il prend sa revanche sur Wright qu’il élimine d’un crochet intérieur avant de raffûter à deux reprises l’arrière Jock Campbell puis d’accélérer pour résister au dernier retour et finir dans l’en but. Du grand art.

\ud83c\uddeb\ud83c\uddf7\u26a1\ufe0f\ud83c\udde6\ud83c\uddfa | DAMIAN PENAUD REDONNE L'AVANTAGE AUX BLEUS (30-29) !! #FRAAUS #XVdeFrance

\u25b6\ufe0f Suivez le direct : https://t.co/wMtiCQ54rU pic.twitter.com/IKZQVLT9rz

— francetvsport (@francetvsport) November 5, 2022

Peu de rythme, peu de passes

Si ce match a été acharné dans le combat et rude sur les impacts, il a aussi parfois paru faible en rythme et en volume de jeu. Témoin, le temps de jeu effectif relativement bas pour une rencontre internationale (32 minutes et 46 secondes). Autre marqueur : en cumulé, les deux équipes ont effectué « seulement » 237 passes. Pour point de comparaison, le France-All Blacks de 2021 dans la légende (victoire 40-25) avait passé la barre des 350 passes (357).

Les Bleus solides au plaquage

S’ils ont parfois souffert aux impacts face aux colosses qui composaient le paquet d’avants australiens (Tupou, Skelton, Holloway, Valetini), les Français se sont accrochés et n’ont jamais réellement cédé en défense. Témoin, leurs statistiques très correctes de réussite au plaquage : 87 % (92 sur 106, 14 plaquages manqués). Pas exceptionnel mais à ce jeu, les Australiens font moins bien (84 %, 146 sur 173, 27 plaquages manqués). Un paramètre finalement décisif, avec cet essai salvateur de Penaud où les défenseurs australiens ont été battus, les uns après les autres.

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