Galles - Argentine : les Gallois à la recherche d'un arrière

  • Louis Rees-Zammit, ici lors de la débâcle face aux Néo-Zélandais de Shannon Frizell, sera-t-il l’avenir des Gallois au poste de numéro 15 ? Pour l’heure, lui s’y verrait bien et de nombreux observateurs au pays demandent à ce qu’on l’essaie au poste. Photo Icon sport
    Louis Rees-Zammit, ici lors de la débâcle face aux Néo-Zélandais de Shannon Frizell, sera-t-il l’avenir des Gallois au poste de numéro 15 ? Pour l’heure, lui s’y verrait bien et de nombreux observateurs au pays demandent à ce qu’on l’essaie au poste. Photo Icon sport
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Le XV du Poireaui souffre d’une pénurie d’arrières. leigh Halfpenny et Liam Williams sont blessés, du coup Louis Rees-Zammit pourrait être essayé à ce poste pour sauver la patrie en danger.

Le pays de Galles voudrait éviter de toucher le fond. Façon de parler, bien sûr, mais une nouvelle défaite à domicile face à l’Argentine serait vécue comme une nouvelle humiliation. Ceci dit, c’est déjà arrivé, récemment de plus, en juillet 2021 (défaite 33-11) mais c’était pendant la tournée des Lions britanniques et irlandais, auxquels les Gallois avaient prêté un wagon de joueurs. Une semaine avant, les Diables rouges avaient concédé le nul (20-20). Cette fois, ils n’auront plus cette excuse. Mais ils ont bu sacrément la tasse contre les All Blacks (55-23) la semaine dernière, quand, dans le même temps, les Pumas se sont imposés à Twickenham. Difficile de plomber d’avantage l’ambiance avant un test de novembre. Depuis leur victoire dans le Tournoi 2021, les Gallois traversent une mauvaise passe, ça n’échappe à personne.

Cette semaine, ils n’avaient pas le temps de se poser des questions existentielles mais de se gérer le court terme et en premier lieu le poste d’arrière. On rappelle que Leigh Halpenny, le vétéran (106 sélections), a déclaré forfait juste avant le match de samedi dernier à cause de ses adducteurs, un "Lion" (six fois) a rejoint un autre "Lion", Liam Williams (six fois aussi pour 86 sélections). Le sélectionneur Wayne Pivac avait été obligé de titulariser le demi d’ouverture Gareth Anscombe en numéro 15. On s’est alors rendu compte que le pays de Galles avait peu de réserve à ce poste si exposé. D’une façon plus générale, l’année 2022 a montré un manque de profondeur de joueurs de haut niveau pour la première fois depuis une décennie et demie environ.

Rees-Zammit s’est proposé

Pour en revenir au poste de l’ultime rempart, d’autres possibilités existent car Josh Adams et Alex Cuthbert vont revenir de blessure mais ils ne sont pas des spécialistes. Ils ont surtout évolué à l’aile au cours de leur riche carrière. "La question de l’arrière est cruciale face à des Argentins qui sont très forts sur les ballons hauts", a expliqué Shane Williams, l’ailier vedette des années 2000. Ce dernier s’est assez longuement exprimé cette semaine : "Ce serait l’occasion rêvée pour un jeune talent de montrer ce qu’il sait faire mais nous n’avons pas ça au pays de Galles en ce moment. Mais j’ai toujours dit que je rêverais de voir Louis Rees-Zammitt à ce poste. Il est grand, longiligne et il a un bon jeu au pied. Il l’a montré sous le maillot de Gloucester. Nous savons de quoi il est capable et il a plutôt confiance en lui, non ?" Les médias gallois ont même rapporté que le joueur a eu le culot de téléphoner à son sélectionneur avant le rassemblement de l’automne pour lui rappeler qu’il pouvait très bien jouer à l’arrière.

Il n’y a eu guère de motifs de satisfaction samedi dernier, c’est le moins qu’on puisse dire, même si, face à la Nouvelle-Zélande, les moments faibles se payent toujours au prix fort. Les médias se sont sentis obligés de saluer le jeune ailier des Dragons rouges. Bien que brillant et élégant, il a cependant souffert dans les duels en défense. On attend donc de voir ce qu’il peut amener sur le long terme.

Sur un plan plus général, les Gallois ont donné l’image d’une équipe impuissante sur les attaques placées. Elle semble incapable de déstabiliser une défense par une séquence de passes, c’est ça qui est le plus inquiétant. Certes l’essai de Dyer fait exception - il a bénéficié d’une combinaison en première main bien exécutée - mais après la première fixation, les attaques ont sombré dans la monotonie.

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