Maxime Machenaud (Barbarians français) : « Nous n’avions pas les armes… »

  • Capitaine des Barbarians français, Maxime Machenaud a retenu l'état d'esprit et la cohésion de ses hommes face aux Fidji.
    Capitaine des Barbarians français, Maxime Machenaud a retenu l'état d'esprit et la cohésion de ses hommes face aux Fidji. Icon Sport - Icon Sport
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Déçu par la défaite mais fier du comportement de son équipe, le demi de mêlée est revenu sur le revers subi face aux Fidjiens. Avec clairvoyance et sincérité.

Que retenez-vous de ce match ?
Je ne vais pas retenir le score (rires). Même si je n’aime pas perdre, j’ai juste envie de garder en mémoire tous les moments vécus avec ces mecs que j’ai découvert pour la plupart lundi dernier. Ce maillot des Baa-Baas, j’en avais souvent entendu parler. Désormais, je sais ce qu’il représente vraiment. On a tout fait pour le respecter, malheureusement on est tombé sur plus fort que nous.

Le fossé n’est-il pas devenu trop grand pour rivaliser avec de telles nations simplement avec quelques jours de préparation ?
Je ne sais pas, mais les valeurs véhiculées par ce maillot sont magiques. Grâce à Denis (Charvet), à Lolo (Pardo) qui essaient de faire perdurer cet état d’esprit si particulier, nous avons vécu en peu de temps des émotions très intenses. Après, sur le match, nous avons peut-être trop voulu jouer dans notre camp. Nous n’avons pas été bons dans l’occupation et comme dans les duels nous avons beaucoup subi, ça a été compliqué. Cette équipe était meilleure que la nôtre, ne nous voilons pas la face. Comme le disait Christian (Labit), eux sont tous titulaires dans leur club, contrairement à nous, et ce sont des facteurs X. Nous n’avions pas les armes suffisantes pour rivaliser.

Dans votre discours à la remise des maillots, vous avez beaucoup parlé de transmission en raison de la présence d’Olivier Roumat, Patrice Collazo ou encore Trevor Brennan…
(il coupe) C’est important la transmission. Là, il y avait une filiation puisqu’Alex Roumat et Daniel Brennan étaient avec nous. Et puis, j’ai eu cette pensée pour mon père qui aurait été fier de me voir porter ce maillot, fier de me voir capitaine de cette sélection. Ça a été un moment fort en émotions. Pour moi, comme dans un club, tous ces anciens, ce sont eux qui font l’identité des Baa-Baas.

D’ailleurs, avez-vous été surpris d’être nommé capitaine alors que vous avez la réputation d’être d’une extrême rigueur ?
Je comprends que certains aient été surpris. L’esprit Baa-Baas, c’est la bringue, la folie. Ce n’est pas l’image que je renvoie. Mais je peux vous jurer que je me suis tellement senti à l’aise que j’ai été le premier à organiser des trucs pour que ce groupe vive bien. Et j’ai pris beaucoup de plaisir à le faire alors que spontanément je ne le fais pas forcément en club.

Cet état d’esprit peut-il perdurer dans un monde de plus en plus professionnel ?
Il faut tirer un grand coup de chapeau à Denis (Charvet) et Lolo (Pardo). Ces deux-là se battent pour ça. Mais je comprends que Lolo soit un peu déçu par le comportement des clubs qui ne veulent pas libérer les joueurs. Je trouve ça dommage car pour des jeunes comme ceux qui étaient là cette semaine, c’est une belle opportunité de jouer une rencontre d’un tel niveau. Dans un match comme celui-ci, on apprend beaucoup. Je vais vous faire une confidence : j’aurai aimé découvrir ce maillot plus tôt dans ma vie de joueur. J’aurais peut-être vécu certaines situations de ma carrière différemment. Propos recueillis à Villeneuve-d’Ascq par A. B.
 

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