Top 14 - Malgré les changements, l’UBB gâche et se fait sonner par le gong

  • Jefferson Poirot (ici caché par Sadek Deghmache le numéro neuf catalan) pensait avoir marqué sur cette action mais l’arbitre en a décidé autrement…
    Jefferson Poirot (ici caché par Sadek Deghmache le numéro neuf catalan) pensait avoir marqué sur cette action mais l’arbitre en a décidé autrement… Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Comme il y a cinq mois, les Girondins ont eu plusieurs occasions, dans les dernières minutes, pour ramener un résultat positif d’Aimé-Giral. Comme en juin, ils les ont gaspillées.

« Oui, c’est vrai que les deux matchs se ressemblent. Mais vous savez, les souvenirs, ce n’est pas mon point fort. » Si David Marty préférait ne pas s’attarder sur le passé, samedi soir, le sourire du technicien catalan en disait long sur le plaisir procuré par cette douce impression de déjà-vu. Samedi, comme il y a cinq mois, l’Usap a remporté au bout du suspense et de l’effort un haletant bras de fer face à l’Union Bordeaux-Bègles.

Le 5 juin dernier, lors d’une 26e journée mémorable, les Girondins avaient bénéficié de deux balles d’égalisation dans le temps supplémentaire : sur la deuxième pénaltouche, l’alignement catalan avait subtilisé le ballon censé envoyer les troupes de Christophe Urios à Nice sans passer par la case barrage. Samedi, le manager n’était plus présent au bord de la pelouse mais le même scénario ou presque s’est déroulé. À la 78e minute, Mahamadou Diaby et ses partenaires ont disposé d’une balle d’égalisation à 23-20, avec une pénalité excentrée, sur laquelle ils ont décidé de partir en touche. Jefferson Poirot raconte la suite : « Sur les cinq dernières minutes, on a tout d’abord Santi Cordero qui passe d’un orteil en touche avant de marquer. Ensuite, je marque mais l’arbitre ne le voit pas à la vidéo. L’arbitre ne peut pas le voir mais, dans un premier temps, j’aplatis puis il y a un défenseur qui vient en travers mettre la main en dessous." Kélian Galletier et les siens ont su repousser l’assaut avec vaillance et maîtrise : "Ce sont des phases de jeu que l’on travaille et ça paye. Ils ont voulu prendre des risques. On a réussi à tenir le bras de fer et à ne pas le lâcher jusqu’à la fin. »

« On a joué notre va-tout »

Après ce double voyage pour rien dans l’en-but, les visiteurs se sont vus offrir une dernière chance après un plaquage jugé haut de Brad Shields sur Matthieu Jalibert : « On s’est posé la question de tenter la pénalité. Mais sur les ballons portés, on se sentait forts, à l’image des deux ou trois derniers que l’on avait lancés entre la 50e et la 80e. On avait déjà un point et l’on n’était pas sûr de passer la pénalité non plus. On a préféré aller en touche. Au pire des cas, on avait un bonus. » 

Le pire est arrivé justement, avec un cinquième lancer cafouillé par Clément Maynadier : « Il y a cette dernière pénalité où l’on décide d’aller en touche, reprend Julien Laïrle, promu entraîneur numéro 1 sur la feuille de match. Le lancer n’est pas droit, ce qui est assez surréaliste mais il n’est pas droit, il faut l’accepter. » Jean-Baptiste Dubié l’accepte.

Et si c’était à refaire, le centre ne changerait rien à ce choix : « Quand tu es Bordeaux-Bègles et que tu vas jouer à Perpignan, ce n’est pas de manquer de respect que de dire que l’on a ciblé le match et que l’on veut le gagner. Est-ce que la situation du club a changé quelque chose à ça ? Avec tout le respect dû à l’adversaire encore, je pense qu’on l’aurait joué ainsi dans tous les cas. C’est comme ça que l’on voit les choses. On s’est dit : "On va jouer notre va-tout sur cette action." On s’est tenu à ce choix collectif. À l’arrivée, on finit plaqué dans l’en-but.» Si près, encore une fois. "On ne passe pas loin, reprend Julien Laïrle. Encore une fois cette saison, ça se joue à la toute fin." Et le technicien de souligner l’évidence : « Si les gens pensaient qu’avec le nouveau contexte, tout allait changer du jour au lendemain à l’UBB, ils se trompaient. » Christophe Urios n’est plus là et Bordeaux-Bègles reste cette équipe talentueuse mais inconstante. Qui finit par perdre, in extremis, à Aimé-Giral…

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Vincent Bissonnet
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