L’UBB voulait une touche sans trop de sauts

  • Les Bordelais de Maxime Lamothe ont su trouvé des solutions face au contre briviste en touche... en ne sautant pas et en jouant avec leur talonneur dans le couloir des 5 mètres.
    Les Bordelais de Maxime Lamothe ont su trouvé des solutions face au contre briviste en touche... en ne sautant pas et en jouant avec leur talonneur dans le couloir des 5 mètres. Photo Justine Hamon - Photo Justine Hamon
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L’UBB a empoché leur premier bonus offensif de la saison au terme d’un match alerte. Il avait été préparé pour éviter d’être privée de ballons par la touche adverse.

De cette soirée, on retiendra l’impression de vitesse et d’allégresse des Bordelais, la fidélité du public aussi. 25 000 personnes pour une telle affiche, c’est une performance. Chaque essai aurait mérité une description en soi. Jalibert, Cazeaux, Lamothe, Marais, Dubié un coup de projecteur. Mais cette victoire avec bonus peut aussi s’analyser sur un plan stratégique comme le confiait notamment Antoine Miquel. Les Bordelais n’ont pas hésité à jouer plusieurs pénalités à la main même dans leur propre camp. Dubié marqua ainsi le premier essai d’ailleurs. Miquel confia : «C’était prévu, comme les Brivistes sont performants sur le contre en touche on s’est dit qu’on pouvait procéder par d’autres moyens. En jouant vite, on voulait montrer aussi qu’on était capables de lancer des attaques depuis notre camp pour remonter le ballon jusque dans le leur. Autant de choses qui pouvaient surprendre l’adversaire.»

Autre point stratégique, la touche proprement dite. Les Bordelais avaient décidé de privilégier les lancers… sans sauts ou presque. «Nous avions travaillé toute la semaine pour ne pas rééditer nos erreurs de Perpignan. On savait aussi qu’ils avaient des gars très efficaces comme Esteban Abadie qui est assez longiligne et qui peut monter très haut. Nous craignions aussi Retief Marais, le frère de notre coéquipier Jandre, qui bouge très bien en fond d’alignement. Nous voulions les contrer. Alors, il fallait ne pas hésiter à prendre les ballons devant, et sans saut. On pensait qu’ils nous attendaient au fond, mais on s’est rendu compte même que devant, avec un bloc de saut, ils parvenaient à nous gêner. Alors les plus belles prises qu’on a faites ce soir, le furent avec les piliers ou des joueurs qui n’avaient pas cherché à sauter.» On a assisté en effet à plusieurs combinaisons prestement tentées dans le couloir des cinq mètres avec notamment des interventions du talonneur Maxime Lamothe particulièrement tranchantes.

«Nous avons montré notre vrai visage»

Les Bordelais voulaient éviter de vivre une rencontre hachée avec trop de phases statiques qui auraient avantagé l’adversaire et son alignement supposé plus efficace. Il fallait donc faire bouger le ballon devant la défense de Brive. «Il y a eu un peu de tension et de nervosité, cette semaine, mais aujourd’hui nous avons montré notre vrai visage. Ce match a donné une image de jeu un peu "foufou", mais ce n’est pas ce qu’on souhaite, on cherche à maîtriser notre rugby», a rappelé Frédéric Charrier qui découvre le rôle de manager sous la pression des événements récents. Ce n’est pas facile. «Est-ce que je dors bien la nuit ? Pas tout le temps.»

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