Paris n’est pas l’Europe et pourtant les Rochelais sont tombés…

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Battus logiquement en affichant quelques carences surprenantes, Alldritt et ses partenaires avaient sans doute déjà la tête à l’Europe.

Lorsqu’il s’agit d’un déplacement à Paris, les saisons se suivent et se ressemblent pour le Stade rochelais. Comme l’an passé, Grégory Alldritt et ses partenaires ont bien commencé le match, inscrivant, un premier essai après moins de deux minutes par l’intermédiaire de l’ailier Alonzo-Munoz. Comme l’an passé, ils ont longtemps mené au score, avant de se faire reprendre juste avant la pause. Et comme l’an passé, ils se sont finalement inclinés. En revanche, cette fois-ci, pas de point de bonus défensif. Au programme post-match : sept heures de bus à ruminer le bonus offensif abandonné aux Parisiens dans les dernières secondes de la rencontre. «Encore une fois, on repart de Paris sans rien, malgré une bonne entame de match», a pesté l’un des coachs Sébastien Boboul. «Il ne faut pas baisser la tête, mais passer à autre chose et vite "switcher", a tenté de positiver le troisième ligne Grégory Alldritt. Il faut que l’on apprenne à être plus constant. Après, si on veut chercher des excuses, on peut en trouver. Mais le groupe n’en a pas envie. Il faut qu’on soit plus réguliers et qu’on ne se prenne pas pour d’autres quand on gagne à domicile avec le bonus.» Le constat est lucide, froid, quasiment aussi glacial que la température polaire enveloppant samedi soir le stade Jean-Bouin. Et Alldritt d’ajouter : «Il faut relever la tête et se mettre en mode Champions Cup dès lundi pour recevoir comme il se doit ce premier match européen dans notre stade.»

Obligé d’être digne de son rang

C’est peut-être là que le bât blesse pour le Stade rochelais. Son statut de nouveau roi européen lui confère quelques obligations. À commencer par être digne de son rang. À une semaine d’entrer en Champions Cup, le manager Ronan O’Gara avait fait le pari de lancer plusieurs jeunes et d’offrir du temps de jeu à des éléments moins en vue pour laisser de nombreux cadres au repos. Un pari raté du technicien irlandais pour ce qui est de cette dernière journée de Top 14 avant la parenthèse européenne. Il ne faudrait pas qu’à cela vienne s’ajouter, au titre de l’inconstance de son équipe, un loupé le week-end prochain. 

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