Toulouse, les (nombreux) retours de la force

  • Auteur de son premier essai en Top 14, l’Anglais Jack Willis a impressionné samedi face à Perpignan.
    Auteur de son premier essai en Top 14, l’Anglais Jack Willis a impressionné samedi face à Perpignan. MIDI OLYMPIQUE - PATRICK DEREWIANY
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En plus d’avoir retrouvé tous ses internationaux, le leader du Top 14 s’est encore densifié avec l’arrivée de Jack Willis et le bout du tunnel pour Pita Ahki. De sacrées plus-values.

Chacun a largement évoqué, et c’est bien normal, le retour à la compétition des Bleus du Stade toulousain. Il faut dire qu’en leur absence, le leader du Top 14 s’est incliné à Bayonne avant de concéder un match nul à domicile face au Stade français. À Lyon, Peato Mauvaka, Romain Ntamack et Matthis Lebel avaient déjà repris du service mais n’avaient pu empêcher un nouveau revers. Cette fois, face à Perpignan, ce sont aussi Julien Marchand, Anthony Jelonch, Antoine Dupont ou Thomas Ramos qui sont revenus aux affaires. Et le Stade toulousain a regoûté à la victoire, avec un succès bonifié face à Perpignan qui a permis aux Rouge et Noir de retrouver une marge confortable sur ses poursuivants en tête du classement. Même si tout ne fut pas parfait dans le jeu, loin de là même, les hommes d’Ugo Mola sont montés en puissance par séquences. Nul besoin de s’étendre des heures pour expliquer que cette équipe est plus forte avec ses meilleurs joueurs…

«Jack est assez démoniaque»

Mais, outre ses internationaux français, Toulouse s’est clairement renforcé, à la veille d’entamer la campagne de Champions Cup, avec l’arrivée de l’Anglais Jack Willis et le premier match de la saison de Pita Ahki. Le troisième ligne, élu meilleur joueur de Premiership en 2020 et déjà remplaçant à Lyon, a été très en vue samedi soir. «Jack apprend vite et, en termes de combat, sur sa capacité à embrouiller l’adversaire dans le jeu au sol ou à mettre les mains sur le ballon, à les contester et récupérer des turnovers, il est assez démoniaque, apprécie Clément Poitrenaud. Il est en phase d’intégration, de notre jeu et sur le plan humain. Elle est relativement rapide, c’est bien pour la suite.» Parce qu’il renvoie l’impression d’être là depuis des mois et qu’il apporte une plus-value évidente au paquet d’avants stadiste. Même chose derrière pour le Néo-Zélandais, tellement décisif dans les titres toulousains en 2019 et 2021. Opéré du genou durant l’été, il devrait, par sa propension à trier les ballons et à fixer les murailles adverses, apporter une dimension supplémentaire à cette ligne de trois-quarts. Sa prestation a en tout cas été rassurante. «Pita avait besoin de se soigner, après avoir fait une saison pleine l’an passé, avoue Poitrenaud. Il a beaucoup donné mais son genou reste problématique. Il était en souffrance et on lui a donné le temps de se faire opérer et de bien récupérer. On connaît toutes ses qualités. Quand il est à 100 %, c’est un joueur redoutable, offensivement ou défensivement, capable de réguler notre attaque, d’être un vrai point d’ancrage par sa densité physique et sa faculté à casser des plaquages. C’est évidemment une très bonne nouvelle de le revoir avec nous.

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