Pro D2 - Pierre-Philippe Lafond (Montauban) : « Je ne nous considère pas comme une grosse écurie »

  • Pierre Philippe Lafond compte sur la partie de saison de Montauban pour remonter la pente.
    Pierre Philippe Lafond compte sur la partie de saison de Montauban pour remonter la pente. Icon Sport - Icon Sport
Publié le , mis à jour

Après une première partie de saison manquée, Montauban est à la lutte pour le maintien. L’USM doit trouver les solutions par l'intermédiaire de Pierre-Philippe Lafond.

Comment décrire la première partie de saison de Montauban ?

Difficile. Nous sommes quatorzièmes du classement, les résultats ne sont pas en adéquation avec les attentes, les espérances, les ambitions et les moyens. Nous sommes engagés dans la course au maintien, nous sommes à la lutte avec quatre ou cinq équipes : il va falloir batailler fort pour rester hors de la zone de relégation. On s’est mis dans une situation inconfortable, il faut qu’on soit capable d’en sortir, qu’on soit maître de notre destin.

Vous avez réalisé le match référence à l’extérieur face à Colomiers mais n’avez pas su enchaîner. Pourquoi ?

Le calendrier faisait qu’on avait des matchs costauds. On reçoit Vannes, qui était un gros match en termes de statistiques en intensité, mais on ne gagne pas, on fait match nul. J’aurais pourtant aimé capitaliser sur ça. Après, on va à Rouen où on était devant jusqu’à la 56e avant de craquer. Résultat, on perd, ce qui nous fait un peu mal. On fait un match honorable à Oyonnax avec une bonne deuxième mi-temps mais on se retrouve à jouer le match de la peur face à Soyaux-Angoulême. On s’est fait très peur encore une fois et on arrive à aller chercher la victoire en toute fin de match.

Le manque de constance dans les matchs est un problème récurrent…

C’est un des syndromes de cette équipe. Malheureusement, il faut arriver à grandir. Il y a des raisons techniques, physiques, mentales pour expliquer cela, mais ça ne peut pas durer. Sur des matchs que tu maîtrises, tu ne peux pas craquer. Et inversement, tu ne peux pas te réveiller contre Angoulême, que dans les dernières minutes où tu es mené et tu jettes toutes tes forces dans la bataille pour gagner. Il faut qu’on ait plus de maîtrise.

Est-ce que la coupure peut aider à faire disparaître cela ?

On a repris ce dimanche. Il y a eu une reprise physique mais nous avons aussi fait le bilan de la mi-saison. Les analystes vidéos Julien Gauthier et Jules Lallouet ont fait un très gros travail d’analyse parce que le hasard n’existe pas. L’idée c’était de savoir pourquoi et de l’expliquer aux garçons. Ça nous a servis pour fixer un cap pour la deuxième partie de saison et pour mettre des mots et des maux sur nos problèmes. Il y a des choses qu’il faut qu’on fasse évoluer dans notre projet de jeu, d’entraînement et de vie de groupe. Donc il y a déjà pas mal de choses qui ont changé et ça va continuer.

Sur les dernières minutes du match contre le SAXV, on a aussi vu que ce groupe avait du talent et était capable de faire les choses…

Il y a des choses très fortes comme la victoire à Colomiers qui est un peu notre match référence en termes d’engagement et de rugby. On est en capacité de faire de très belles choses. Mais il faut en avoir confiance et après ça, il faut le faire.

Comment expliquer que Montauban, considéré comme une grosse écurie en début de saison, en soit là ?

(Il coupe) Je ne nous considère pas comme une grosse écurie. Ce n’est pas le budget ou le nom des joueurs qui font d’une équipe une grosse écurie. Ce sont les résultats, et les résultats ne nous permettent pas de dire que nous sommes une grosse écurie. Pour répondre à la question, c’est parce que la Pro D2 est hyper concurrentielle. Sur les seize équipes de départ, dix peuvent croire au top 6. Il y a les pics de formes, les blessures. C’est un constat : nous en sommes au troisième joueur opéré. Après un premier bloc maîtrisé, il y a eu un deuxième bloc catastrophique et un troisième où on a alterné le mauvais et le très bon.

Le déplacement à Biarritz en tout début de bloc est-il une mauvaise chose ?

Biarritz, en plus, c’est là où avaient commencé les ennuis pour l’USM ! Le BO était venu gagner à Sapiac. Il n’y aura pas d’esprit de revanche mais ce sera bien de s’en rappeler. Ce sera un match de reprise. Nous, nous irons pour faire un bon match car tous les points sont bons à prendre et dans notre situation, on ne peut faire aucune impasse. Eux, ils ont un contexte différent, avec des joueurs de Top 14 et une place dans le top 6.

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?