XV de France - Coupe du monde, l’apothéose attendue pour les Bleus

  • À domicile, le XV de France tentera d'aller chercher son premier sacre mondial
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Tout le rugby hexagonal a évidemment coché la date du 28 octobre : celle qui doit voir le XV de France fêter le plus grand jour de son histoire, après l’immense désillusion subie voila (déjà) seize ans...

Franchement, tout le monde en a soupé d’attendre. Dernière super-puissance mondiale à n’avoir encore jamais été titrée au niveau planétaire, le XV de France se voit offrir l’occasion d’enfin décrocher sa première étoile, sur ses terres. L’équivalent, en gros, du challenge qui avait été offert à l’équipe de France de football en 1998, à la différence près que nos Bleus ont déjà l’expérience (certes lointaine) du Mondial 2007, où ils ont commis à peu près tout ce qu’il ne fallait pas faire pour se sentir écrasés par la pression de l’événement. Alors, on nous rétorquera peut-être qu’après avoir écrit partout que le XV de France faisait figure de favori, qu’il s’agissait de l’année ou jamais pour l’emporter, la pression sur la bande à Dupont sera encore plus forte en 2023 qu’elle pouvait l’être sur celle de Raphaël Ibanez voilà seize ans ? Peut-être.

La différence étant que la génération actuelle, déjà forte de ses deux titres mondiaux consécutifs décrochés chez les moins de 20 ans, n’apprécie rien tant que la pression inhérente à ces grands rendez-vous. « Bien sûr qu’il y a de la pression, mais c’est surtout pour nous une source de motivation, explicitait après la tournée de novembre le capitaine Antoine Dupont. C’est un mélange d’émotions qu’on doit maîtriser. Cette Coupe du monde, on a déjà tous envie de la jouer et de la gagner, comme nos concurrents. Mais d’ici là, on a de nombreuses échéances pour continuer de s’aguerrir et aborder cette compétition avec un maximum de confiance, d’expérience et de sérénité. » Le fruit d’une certaine confiance en elle, mais aussi d’une méthodologie qui lui a permis - jusqu’ici - d’enchaîner sans encombres les étapes de sa construction. « On essaie de vivre le présent pleinement, rappelait encore récemment Galthié, comme pour mieux sous-entendre qu’avant la Coupe du monde, l’échéance du Tournoi ne saurait être bradée. On imagine le futur en vivant le présent. Chaque rassemblement nous propose des expériences auxquelles il faut répondre et qui nous arment pour l’échéance finale. » Une échéance finale qu’il n’est évidemment pas besoin de nommer…

Dupont : « Nos supporters n’attendent qu’une chose : qu’on soulève enfin cette Coupe du monde »

Assoiffée de records, la troupe de Fabien Galthié n’a ainsi jamais tremblé à l’heure d’assurer le 10e grand chelem de l’histoire du rugby français, ainsi qu’un record historique de 13 succès consécutifs, quelques mois après avoir réussi à (re)faire tomber les citadelles qui se refusaient aux Bleus depuis tant d’années, comme le Millennium ou l’Aviva Stadium. Plus globalement, ces Bleus ont réussi à battre tous leurs concurrents sur l’échiquier mondial. De quoi conclure que cette équipe, plus que n’importe quelle autre avant elle, recèle en son for intérieur toutes les ressources pour décrocher enfin la timbale ? Qu’elle croit dur comme fer à son destin d’être à jamais la première à s’inscrire en lettres d’or au panthéon du rugby hexagonal ? C’est ce qu’on s’évertue à penser, oui, comme n’importe quel pékin moyen…

« Ce que l’on a accompli ces derniers temps avec le XV de France a donné beaucoup d’espoirs à nos supporters qui n’attendent qu’une chose : qu’on soulève enfin la Coupe du monde, admet Dupont. Mais on en sait toute la difficulté. Aucune équipe de France n’y est parvenue jusqu’à maintenant, et seules la Nouvelle-Zélande (1987 et 2011) et l’Afrique du Sud (1995) ont réussi l’exploit de gagner sur leurs terres en neuf éditions. Je me souviens qu’en 2003, les Bleus étaient parmi les favoris et ont perdu en demi-finale. Il y a d’autres fois où ils n’étaient pas attendus et ils ont été jusqu’en finale, où ils auraient pu ou dû gagner. Les pronostics se vérifient rarement lors des Coupes du monde. La seule chose que l’on peut faire, c’est de mettre le maximum de chances de notre côté en se préparant au mieux. » Rien que pour cela, il nous tarde plus que tout d’arriver au 8 septembre, date du match d’ouverture face à la Nouvelle-Zélande. La première étape, on l’espère, d’un parcours qui doit enfin mener les Bleus sur le toit du monde, le 28 octobre…

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