Challenge Cup - Matthias Halagahu, une éclaircie dans la brume pour Toulon face à Bath

  • Matthias Halagahu lors du match aller à Félix-Mayol en Challenge Cup
    Matthias Halagahu lors du match aller à Félix-Mayol en Challenge Cup Icon Sport
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En pleine période tempétueuse, Toulon se rend à Bath pour se remettre la tête à l’endroit. Et comme depuis le début de cette Challenge Cup, l’entité au muguet compte sur ses jeunes, à l’image de Matthias Halagahu.

À 21 ans, Matthias Halagahu, une des satisfactions des dernières sorties, a vécu sa première semaine sous le sigle du "ici tout est différent". L’intéressé n’en a pas été surpris. "Si tu prends le côté excessif dans les bons moments, tu prends aussi le pain noir quand il arrive. Je préfère que ça gueule, que ce club soit plat. C’est à nous de faire changer la vie extérieure. Ce n’est pas aux supporters de changer. On se fait bouger de partout. À nous de rester ensemble pour gagner."

Pur produit de la formation varoise, le gamin de Fréjus n’a pas failli quand il a fallu lancer le club en Challenge Cup aux Zebre (21-24). "C’était un match pour relancer la concurrence, et je pense que l’on a réussi. La hiérarchie a bougé, c’était important pour nous, mais surtout pour Toulon."

S’il est calme dans la vie de tous les jours, l’ex-abonné de Mayol est l’archétype du deuxième ligne vaillant et dur au mal sur le pré. Un style capable de faire lever Besagne. De concert, ses formateurs parlent de lui comme un "surdoué", qui faisait une paire redoutable dans la cage avec son aîné et ami Florent Vanverberghe, parti depuis à Castres.

"Toulon, c’est quelque chose de fort"

Deux butées aux épaules et un ménisque rafistolé, l’international français dans les équipes juniors a connu une éclosion lente. "Je n’étais pas prêt pour le haut niveau à 19 ans. Avec la blessure au genou, j’ai forcé sur la musculation. Je me sens plus costaud pour résister aux impacts. Maintenant, je dois être plus consistant sur une heure de jeu, avant de viser les 80 minutes. Je fais des mauvais choix sous fatigue. Je peaufine ma formation pour devenir un deuxième ligne sérieux de Top 14. Après, il faudra chercher ce petit truc, une fois que les bases seront solides, pour passer le cap entre le monde pro et international."

Le cap est donné, l’ambition est déclarée. En fin de contrat en 2024, le diamant brut, qui suscite l’intérêt d’écuries du Top 14, va devoir prendre la première grande décision de sa vie d’adulte dans quelques mois. "Ce ne sera pas facile. Ici, il y a la famille, c’est mon club. Je ne vois le rugby qu’à travers le RCT. C’est dur de se projeter ailleurs, je ne vais pas mentir. Si c’est bouché ici, il faudra suivre l’exemple d’autres copains. Il n’y a pas de honte à partir ailleurs, et à réussir. Mais ma fierté, c’est de porter ce maillot. Jouer à Toulon, c’est quelque chose de fort."

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Mathias Merlo
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