• Paul Goze lors de la finale de Pro D2
    Paul Goze lors de la finale de Pro D2 Icon Sport / Icon Sport
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Goze vers un troisième mandat ?

Le patron de la Ligue, pourrait briguer un troisième mandat l’année prochaine à la tête de l’instance.Pour cela, une modification des statuts de la LNR s’impose.Mais aussi une validation de l’Assemblée Générale de la FFR...

Le conditionnel s’impose encore, mais Paul Goze, président de la LNR depuis 2012, pourrait bien postuler pour un troisième mandat à la tête de l’institution. Selon nos informations, le sujet a récemment été évoqué en bureau directeur de la Ligue. Plusieurs présidents de clubs, notamment de Top 14, auraient émis le souhait de voir Paul Goze poursuivre sa mission à la présidence de la LNR. « Beaucoup de gens veulent prendre sa place », glisse un de ces présidents. « On souhaite éviter une bagarre qui pourrait opposer Alain Tingaud, Mourad Boudjellal ou d’autres encore. Et puis, Paul (Goze, N.D.L.R.) fait du bon boulot, il n’y a pas de raison qu’il ne continue pas. »

Le syndicat des présidents de club, l’UCPR, verrait également d’un bon œil que le Catalan accepte d’enchaîner un troisième mandat. Seulement voilà, la section, article 29, des statuts et règlements généraux de la Ligue Nationale de Rugby est exempte de toute ambiguïté. Il est écrit : « Le Président est rééligible, dans la limite de deux mandats successifs. »

Or, Paul Goze a été élu ce poste une première fois en 2012 face à l’ancien président du Stade français Max Guazzini avant d’être réélu en 2016, sans opposition. À ce jour, d’un point de vue strictement légal, l’ex président de l’Usap n’a donc pas le droit de postuler à nouveau.

Une modification des statuts à l’étude

Sauf que. Les élections de la LNR devraient avoir lieu dans le dernier trimestre de l’année 2020. Aussi, toujours dans l’intimité du bureau directeur de la Ligue, il a été évoqué la possibilité d’une modification des statuts avant cette échéance afin de permettre à Paul Goze de se présenter une nouvelle fois à cette élection. Pour cela, selon l’article 10 des statuts et règlements de la LNR, une Assemblée Générale extraordinaire doit être convoquée, l’article 15 précisant que : « La convocation est effectuée par le Président, soit sur proposition du Comité Directeur, soit à l’initiative du tiers des membres dont se compose l’Assemblée Générale. Ces derniers doivent alors représenter le tiers des voix. » Or, à ce jour, il semble bien que de nombreux membres du comité directeur actuel poussent dans cette direction, ce qui permettrait d’adopter une modification des statuts. Ladite modification « doit être prise à la majorité des deux tiers des suffrages valablement exprimés » en Assemblée Générale Extraordinaire, selon l’article 16.

Évidemment, le préalable à toute manœuvre est de connaître les intentions de principal intéressé. Paul Goze, qui a eu la douleur de connaître dernièrement un drame familial, a-t-il réellement envie de prolonger son bail à la tête de la LNR. En interne, la question lui a été posée. Ce dernier n’aurait pas fermé la porte et aurait répondu : « Si on me le demande, je vais y réfléchir. Mais je ne suis pas contre. »

Toutefois, une dernière étape importante devra également être franchie. En effet, toute modification des statuts et règlements de la LNR doit faire l’objet d’une validation de la part de l’Assemblée Générale de la FFR. Quelle serait alors la position de Bernard Laporte et des responsables fédéraux si une telle situation devait advenir ? Juste après son élection à la FFR, Bernard Laporte, s’était lancé dans un bras de fer avec la LNR. Depuis l’été dernier et la signature d’une nouvelle convention entre les deux instances, les relations apparaissent plus apaisées. À suivre. 

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