• La finale échappe à Blagnac depuis 5 ans
    La finale échappe à Blagnac depuis 5 ans Valentine Chapuis -
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Féminines

La force de la jeunesse blagnacaise

Le Blagnac RF a une nouvelle fois conclu sa saison en demi-finale. Une belle performance du jeune groupe mais le club veut viser plus haut.

Ça pourrait être une fatalité. Blagnac a, pour la cinquième année consécutive, échoué aux portes de la finale d’Élite 1. La finale s’est de nouveau disputée entre Montpellier et Toulouse, deux autres grosses écuries du championnat, mais visiblement un cran au-dessus des Blagnacaises. Cette fois-ci, contrairement à la saison dernière, l’écart était visible et les regrets moindres. « L’an dernier nous étions très proches en demi-finale, rappelle Richard Caravaca, président du Blagnac Rugby Féminin. Je me souviens d’un en-avant dans l’en-but… Alors que cette saison, nous sommes complètement passés à côté. » Une double confrontation échouée à deux petits points, face à Montpellier qui soulèvera le trophée… Cette saison, les Toulousaines n’ont fait qu’une bouchée de leurs voisines haut-garonnaises (30-15). « Cela reste un bilan positif, avec un effectif renouvelé et rajeuni, tempère l’entraîneur Nicolas Tranier. On a un beau réservoir de jeunes, on sait que l’on sera capable de rivaliser. »

Un cap à franchir malgré les contraintes

Comme chaque intersaison, le groupe s’est construit grâce à sa formation. Ce contingent très important de très jeunes joueuses a hissé à nouveau le BRF au plus haut. « Sur la feuille de match de la demi-finale, on avait une majorité de joueuses de 18, 19 ans », relève l’entraîneur. Et cette politique ne devrait pas changer de sitôt. « Cet été, douze cadettes devraient monter en seniors. » Une aubaine puisque ces cadettes blagnacaises ont été sacrées championnes de France pour la deuxième fois. Le club met véritablement l’accent sur la formation et cela paie, à un moment où « il faut pallier l’arrêt de certaines joueuses » et pas seulement. Blagnac est réputé pour son école de rugby jusqu’en sélection. Ses cadres (Mayans, Touyet, Forlani et Joyeux pour ne citer qu’elles) sont régulièrement appelées en équipe de France à VII ou à XV. « On garde le gros du groupe pour atténuer ce manque d’expérience », conclut le président Caravaca, avec cette finale en ligne de mire.