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Saga Canada

L'anecdote historique : 1991 pour l'éternité

Même si les joueurs à la feuille d’érable peinent à exister aujourd’hui sur la scène internationale, force est de souligner que le Canada n’a jamais manqué la moindre édition d’une Coupe du monde. Neuf sur neuf.

Une performance pour un pays où le rugby n’est pas franchement roi. Pourtant, les années 1990, juste avant le passage au professionnalisme, ont marqué l’apogée du rugby canadien. Souvenez-vous. Pour participer à la Coupe du monde 1991, les Canucks durent passer par une phase qualificative. Au programme : l’Argentine et les États-Unis. Rien que ça. Le résultat ? Premier de poule. Ainsi, le Canada était versé dans la poule D, celle de la France.

Pas franchement géniaux, ni enthousiasmant, les Nord-Américains pratiquaient alors un rugby très pragmatique, très anglo-saxon avec des bases solides : une grosse conquête et un bon jeu au pied. à tel point que durant la compétition, ils gagnèrent un nouveau surnom, celui de « Bûcherons ». Toutefois, ce style très minimaliste fut suffisant pour battre leurs deux premiers adversaires : Fidji (13-3) et Roumanie (19-11). Pour leur troisième et dernière rencontre de poule, ils se permirent même d’inquiéter un peu le XV de France sur ses terres, ne s’inclinant que 19 à 13 à Agen.

Une défaite, certes, mais une qualification pour les quarts de finale, en terminant deuxième de poule. Évidemment, on ne donnait guère de chance à ces Canadiens face à la Nouvelle-Zélande à Villeneuve-d’Ascq. Ils proposèrent pourtant une belle opposition aux Blacks et sortirent de la Coupe du monde sur une défaite honorable (29-13) et les acclamations du public du Stadium Nord. On pensait alors que le rugby canadien était sur la bonne voie, qu’il allait se structurer et prendre sa place dans le gotha du rugby mondial. 

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