• Vincent Rattez (La Rochelle) salué par ses coéquipiers après avoir marqué un essai contre Toulouse
    Vincent Rattez (La Rochelle) salué par ses coéquipiers après avoir marqué un essai contre Toulouse Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
Publié le / Modifié le
Top 14

La Rochelle - Toulouse : Ô Rattez

Sur courant alternatif depuis le début de la saison, le Stade Rochelais a réalisé sa première grosse performance à domicile contre le champion toulousain grâce notamment à des trois-quarts explosifs. 

Vincent Rattez n’est pas très épais mais pourtant l’arrière rochelais a faim. De temps de jeu, de ballons et de relances. Face à Toulouse, le recalé du XV de France (et on se demande bien pourquoi après sa performance) s’est d’abord ennuyé lorsque les débats furent une histoire de gros durant 25 minutes. Puis à la 26e minute, il s’est pour la première fois mis en évidence dans son style caractéristique pour déstabiliser la défense toulousaine. Vitesse, crochets dévastateurs, prise d’initiative, il a éclaboussé de toute sa classe une rencontre où on longtemps cru qu’elle ne serait qu’une bataille physique. Un score étriqué à la mi-temps (9-6) avant dix minutes de folie au retour des vestiaires.

Liebenberg d’abord permettait aux locaux de prendre 10 points d’avance au terme d’une action rondement menée par les trois-quarts et magnifiée par un nouveau geste de grande classe de Uini Atonio. Puis Retière 4 minutes plus tard y allait de son sprint pour ouvrir la voie à un bonus offensif. Survenait alors le paradoxe Rattez. Impressionnant sur le 3e essai où il se joue des avants toulousains pour porter le score à 28-6, il est fautif et gourmand quelques minutes plus tard en voulant relancer de son propre camp avec un coup de pied par dessus, contré et offrant l’essai à Tekori. « Je fais cette boulette qui était évitable. J’entends «en avant » et je veux jouer l’avantage mais je sais que dès qu’il y a un jeu au pied, il n’y a plus d’avantage. Un peu déçu pour les copains » réagissait l’arrière en conférence de presse. 

Paul Arnould
Voir les commentaires
Sur le même sujet
Réagir