• Toulouse et Clermont lors de la finale l’an dernier. Depuis, les temps sont durs pour les deux équipes en ce début de saison. Privées d’internationaux, elles affichent respectivement 5 et 8 points au compteur.
    Toulouse et Clermont lors de la finale l’an dernier. Depuis, les temps sont durs pour les deux équipes en ce début de saison. Privées d’internationaux, elles affichent respectivement 5 et 8 points au compteur. Patrick Derewiany / Midi Olympique / PATRICK DEREWIANY / Patrick Derewiany / Midi Olympique
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Top 14

Finalistes, profil bas !

Adversaires d’une finale rêvée en juin, le champion de france toulousain et son dauphin clermontois, les deux clubs français les plus touchés par le mondial, connaissent un début de saison logiquement difficile. Il s’agit aujourd’hui pour eux de ne pas prendre (trop) de retard sur leur tableau de marche.

C’était il y a trois mois. Après leurs victoires respectives en demie de Top 14, Toulouse et Clermont offraient une finale de rêve à venir, tant les deux équipes avaient survolé la saison française. Pas un hasard si elles sont d’ailleurs aujourd’hui les deux plus gros pourvoyeurs de joueurs retenus avec les Bleus durant la Coupe du monde. Huit Stadistes et sept Auvergnats. Au total, en ajoutant leurs autres internationaux étrangers, les champions de France ont vu onze pensionnaires partir au Japon quand leurs dauphins en ont dix. Alors forcément, ces deux écuries s’attendaient à vivre un début de saison difficile. "Je ne le cache pas, j’ai des interrogations assez lourdes, expliquait ainsi Ugo Mola deux semaines avant la reprise du championnat. Nous ne sommes pas trop pétochards mais je suis quand même un peu inquiet, c’est vrai. Nous vivons une situation assez unique mais nous connaissions les règles avant. Notre sport reste quand même une anomalie."

Nul besoin de relancer la polémique sur le bien-fondé (ou l’absurdité) des doublons durant la période de Mondial, les faits sont là. Et les craintes du manager des Rouge et Noir s’avèrent légitimes. D’abord confrontées à un calendrier démentiel, avec des déplacements à Bordeaux-Bègles, Lyon et La Rochelle lors des quatre premières journées, ses troupes comptent trois défaites au compteur et pointent à la 12e place du classement, avec cinq points, à égalité avec Castres et le Stade français qui connaissent un départ plus que poussif. De son côté, et dans le même temps, l’ASMCA affiche huit points, ce qui lui confère une généreuse septième position dans la hiérarchie globale. Pourquoi généreuse ? Parce que le programme des hommes de Franck Azéma paraissait bien plus abordable. En effet, après la réception de La Rochelle, ces derniers enchaînaient par deux déplacements chez les promus, à savoir Bayonne et Brive, puis par l’accueil de Pau.

Azéma : "Le bilan est négatif, c’est clair"

Longtemps ballottés dans le Pays basque, les Clermontois se sont logiquement inclinés en Corrèze, puis face aux Béarnais au Michelin, sans arracher de bonus défensif. Constat amer pour Azéma : "Est-ce de la nonchalance ? Un manque de concentration ? De la fatigue ? Je n’en sais rien." Voilà comment l’entame auvergnate peut être considérée, si ce n’est ratée, du moins décevante. "On s’était dit : on fera un point à l’issue des quatre matchs et ce bilan est négatif, c’est clair, confirme le technicien. On n’est qu’à la 4e journée mais chacune compte et tout point que tu laisses passer est très dur à récupérer à la fin."

En clair, avec ce revers à la maison, sa formation a pris du retard sur son tableau de marche, qu’il conviendra de rattraper au plus vite. C’est la principale différence avec le Stade toulousain qui, s’il ne possède aucune marge comptable, doit continuer à faire le plein à domicile et espérer un coup chez un adversaire plus modeste, pour demeurer à flot. Comble du destin, les coéquipiers de Jerome Kaino vont avoir, lors des deux prochains rendez-vous, l’occasion de comparer leur forme actuelle avec celle de leurs meilleurs ennemis puisqu’ils recevront Pau avant de se rendre à Brive. Mais à Ernest-Wallon, chacun a choisi le profil bas et le travail comme refuge. "On est dans le constat froid et lucide, notait Mola après le revers à La Rochelle. Il faut qu’on arrive à vite régénérer les têtes pour réaliser un deuxième bloc digne de ce nom." L’objectif, comme pour l’ASMCA, restant d’optimiser les résultats en attendant le retour des internationaux.

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