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Coupe du Monde

Matera vu par Ollivon

Titulaire face à l'Argentine, la belle histoire de Charles Ollivon continue. Mais celle-ci passe désormais par un véritable choc avec son vis-à-vis, le capitaine des Pumas Pablo Matera, que le Toulonnais évoque ici.

L'histoire de Charles Ollivon, on la connaît. Et son Jacques Brunel l'a encore évoquée ce matin lors de la conférence de presse de l'annonce de la composition du XV de France : « Sa présence est miraculeuse : on l'a raconté x fois cette histoire, mais ses matchs avec Toulon nous ont incité à l'appeler, et sa préparation nous a convaincu de le faire venir. Il nous a montré un potentiel que d'autres ont découvert il y a quelques années mais qu'il n'avait pas pu exploiter en raison des blessures. Il a retrouvé tout son potentiel, avec un profil aérien, de bon manieur de ballon qui fait de lui un lien entre avants et trois-quarts intéressant. Il a sa place naturellement dans le groupe. » L'incroyable rêve du Toulonnais va donc se réaliser. Il va bien disputer la Coupe du monde au Japon. L'histoire est belle. Mais il faut maintenant espérer que la suite le soit tout autant. Et la suite passe par un affrontement de premier ordre : son duel face au flanker et capitaine argentin, Pablo Matera.

C'est une des locomotives de l'équipe

Interrogé sur la question, le Toulonnais n'a pas caché son admiration pour son futur adversaire : « Matera c'est le capitaine, et rien que ça, ça veut dire beaucoup. C'est un joueur qui doit montrer l'exemple sur le terrain et en dehors. C'est une des locomotives de l'équipe et à mon sens le meilleur joueur de l'effectif. » S'il n'a jamais joué contre lui, le flanker du XV de France a fait consciencieusement ses devoirs de préparation de match : « J'ai étudié son jeu : c'est un joueur à l'aise techniquement, avec de bonnes mains, fort défensivement et qui fait peu de fautes. Il est difficile à caractériser car il est très complet. Au niveau de son positionnement, j'ai remarqué qu'il passait pas mal de temps dans les couloirs et naviguait au centre du terrain. Il n'est pas vraiment au cœur, mais un peu au-delà, aux alentours de la ligne des quinze mètres. » Précisément où Ollivon a lui aussi l'habitude de chasser les ballons ou le défenseurs. Alors c'est sûr, ces deux là vont se croiser. Pour le plus grand bonheur d'Ollivon : « Il peut gratter un ballon, plaquer aux quatre coins du terrain, prendre un ballon en touche, bien jouer les coups en attaque. Je ne l'ai jamais affronté et il me tarde vraiment de me mesurer à ce que je considère être une référence mondiale au poste. » Et l'on salive tout autant à l'idée de ce duel qui s'annonce explosif...

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