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Présidence du Stade français : cinq pour un fauteuil ?

Le propriétaire du Stade français Hans-Peter Wild, qui s’est nommé président à la suite de l’éviction d’Hubert Patricot, réfléchit à nommer dans les mois à venir un ancien joueur à la tête du club. Cinq noms figurent sur une liste finale de candidats.

Exit Hubert Patricot. Hans-Peter Wild, sur les conseils de son entourage ayant mené un audit interne, mais aussi après avoir consulté quelques personnalités plus ou moins proches du club, a donc décidé de reprendre la main il y a un peu plus de quinze jours. Désormais, il est un président-propriétaire et compte bien être plus présent dans les couloirs de Jean-Bouin qu’il ne l’a été jusqu’à présent. Objectif : incarner un club dont l’identité s’est évaporé à la vitesse où l’on boit un Capri Sun. Et, par-delà les considérations financières et les pertes abyssales affichées depuis deux ans, c’est bien ce qui a conduit le puissant homme d’affaire allemand à prendre une telle décision.

Le profil de Rabadan séduit

Seulement, selon nos informations, ce nouvel organigramme, dans lequel figure, encore pour quelques semaines, l’actuel directeur général, Fabien Grobon, uniquement pour des raisons légales, pourrait bien n’être que temporaire. Le Docteur Wild s’est mis en tête, pour redorer l’image du club, de trouver un ancien joueur charismatique et ayant les compétences pour éventuellement lui succéder à la présidence dans les mois à venir. Mais rien ne presse. Alors, il consulte. Sonde. Interroge. Une liste d’anciens joueurs emblématique a été dressée. Cinq ex-Stadistes qui ont été ou qui vont être reçus par le milliardaire allemand. Parmi eux, il y a l’ancien pilier Sylvain Marconnet qui a déjà rencontré Wild. Les quatre autres sont Pierre Rabadan, Mathieu Blin, Christophe Dominici et Thomas Lombard. Ce avait d’ailleurs sollicité un rendez-vous auprès de Wild. C’était en plein cœur de la tempète de janvier dernier lorsque Robert Mohr et Julien Dupuy avaient été évincé. L’entretien entre les deux hommes avait eu lieu, sans que le contenu de leur discussion ne filtre. Toujours est-il que ces anciens joueurs symbolisent les grandes périodes du club de la capitale et que supporters et partenaires sont en mesure de s’identifier à eux. Dans l’entourage de HPW, le profil de Pierre Rabadan séduit. Pour eux, l’ancien troisième ligne aile, dix-sept années de présence au club, coche les nombreuses cases requises pour exercer une telle fonction. Seulement, Rabadan, aujourd’hui conseiller de la maire de Paris Anne Hidalgo, compte parmi ceux qui sont déjà engagés sur d’autres projets. Mais Wild le répète à qui veut bien l’entendre : le timing n’est pas défini.

Une réunion entre staff et joueurs

Malgré certaines rumeurs, le Docteur Wild n’est donc pas découragé par les difficultés rencontrées. Au contraire. Au cours de ses différentes consultations, il a répété à plusieurs reprises qu’il n’avait nullement l’intention de partir sur un échec. Sur le plan sportif, son manager Heineke Meyer représente toujours à ses yeux la personne idoine. Toutefois, un nouvel épisode survenu lundi pourrait bien embarrasser encore le patron de Capri Sun. En effet, toujours selon nos informations, une réunion uniquement entre le staff technique et les joueurs a connu une tournure imprévue. Plusieurs éléments de l’effectif ont encore une fois fait part de leurs griefs au staff. Principale récrimination : les méthodes de management mais aussi le projet de jeu. Selon plusieurs témoins, l’entrevue, très tendue au départ, s’est néanmoins déroulée de façon plutôt constructive et a duré près de deux heures. Après avoir exprimé leur sentiment, certains joueurs se sont dit "libérés" d’un poids. Seront-ils écoutés ? Peut-être les prochaines performances apporteront-elles un début de réponse.

Arnaud Beurdeley avec Marc Duzan
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