Jusqu’ici, tout va bien pour le Stade toulousain

  • Après le deuxième essai de Mathias Lebel, on pensait les Toulousains bien partis pour une promenade de santé… Photo La Dépêche du Midi
    Après le deuxième essai de Mathias Lebel, on pensait les Toulousains bien partis pour une promenade de santé… Photo La Dépêche du Midi La Dépêche du Midi / Xavier de Fenoyl / La Dépêche du Midi
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Encore auteurs d’une prestation imparfaite, les Stadistes ont néanmoins conservé leur invincibilité à domicile, ce qui était essentiel en ce début de saison forcément à hauts risques.

Il y aurait mille analyses à livrer sur ce match et sur la prestation globale toulousaine. à sa façon, l’entraîneur Régis Sonnes a résumé la plus évidente : "Une victoire, c’est bien." Simple, efficace mais terriblement vraie. Après trois défaites lors des quatre premières journées, le champion de France avait besoin de l’emporter. C’est chose faite, malgré de nouvelles frayeurs en toute fin de rencontre. "On se fait peur jusqu’au bout. mais il n’y a pas à être frustré du résultat car Pau était troisième du championnat", explique Matthis Lebel. Mieux, il existait même une certaine forme d’apaisement dans les couloirs après le coup de sifflet final. Parce que chacun avait conscience qu’un faux pas aurait semé le doute dans les esprits. "Il y a du soulagement, confirme l’arrière. Sinon, on allait commencer à se creuser la tête à un moment. C’est rassurant, il faut maintenant enclencher la seconde." C’est-à-dire marquer la progression que tous disent constater au quotidien. Une manière de se convaincre ? De se rassurer ? Ou même de forcer le destin ? Non, juste une lucidité prégnante. Ce Stade toulousain est en retard sur le contenu qu’il aimerait proposer, la faute à une préparation écourtée et une pléiade d’absents qu’il ne sert à rien de rappeler à chaque ligne. Mais il ne l’est pas sur un tableau de marche particulier en cette entame de championnat forcément tronquée.

Jusqu’à présent, les hommes d’Ugo Mola restent invaincus à domicile. Certes, la marge est infirme (voire inexistante) après s’être imposé d’un et trois points face à Pau et au Racing, mais l’essentiel est là quand Castres, Clermont, Toulon, le Racing ou Montpellier (tous des concurrents directs) ont déjà perdu ou fait match nul sur leurs terres. "Ce n’est que le deuxième match à la maison, tempère Sonnes. Mais je tiens à souligner qu’on alignait neuf joueurs de moins de 23 ans. Il y a donc évidemment du boulot sur la concentration ou l’aspect technique. On doit désormais trouver de la régularité dans nos performances."

Sonnes : "Sur le bon chemin"

En clair, les Rouge et Noir n’ont pas impressionné depuis le départ mais ont su, jusqu’ici, éviter tout accident. Rien n’est parfait ? Honnêtement, staff et joueurs le savent. Voilà pourquoi il est nécessaire de se satisfaire de ce genre de soirée encourageante. La croissance, en attendant le retour des internationaux, viendra de là. "C’est dur de fonder une dynamique de confiance dans la défaite, reprend Lebel. On a gagné, on pourra se dire lundi et mardi à l’entraînement : "Allez, on bascule sur le prochain match et il faudra encore aller chercher une victoire." On a beaucoup attendu ce deuxième bloc après avoir eu du mal à démarrer la saison. Sur l’état d’esprit, il y a eu de belles choses. Je pense que le groupe est en train de se créer une jolie identité pour la suite."

Marty, autre champion du monde moins de 20 ans (ils étaient quatre côté toulousain), qui célébrait sa première en Top 14, poursuit : "Je pense que l’équipe est sur les bons rails, que nous bossons bien. Il n’y a plus qu’à garder cette ligne de mire et continuer." Continuer, c’est maintenant accrocher un succès en déplacement. "Peut-être que ça ferait du bien", ne cache pas l’ailier. En ce sens, le voyage à Brive revêt une réelle importance. Après Bordeaux-Bègles, Lyon et La Rochelle, l’adversaire semble cette fois plus abordable. "Sur le papier, certains peuvent prétendre que c’est une équipe plus modeste mais, dans les faits, on voit que ce n’est pas le cas, affirme Lebel. Ce sera dur même s’il faut prendre des points à l’extérieur." Encore et toujours une question d’assurance. "Le succès donne la confiance, admet Sonnes. Mais je crois que les entraînements aussi. Là, nous sortions d’une semaine intéressante, notamment dans le travail sur le mouvement général. Les garçons ont repris des repères et je pense que nous sommes sur le bon chemin." En ces temps nébuleux, c’est finalement fondamental.

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