• L’association en deuxième de Lood de Jager, à gauche, et RG Snyman, à droite, a fait des étincelles. Les deux hommes réussiront-ils à bousculer la hiérarchie et à gagner leur place pour affronter l’Italie ?
    L’association en deuxième de Lood de Jager, à gauche, et RG Snyman, à droite, a fait des étincelles. Les deux hommes réussiront-ils à bousculer la hiérarchie et à gagner leur place pour affronter l’Italie ? PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport
  • South Africa's RG Snyman goes through Namibia's Peter John Walters and Johan Retief during the 2019 Rugby World Cup match at the City of Toyota Stadium, Toyota City, Japan. ..Photo by Icon Sport - RG SNYMAN - Johan RETIEF - Toyota - Toyota (Japon)
    South Africa's RG Snyman goes through Namibia's Peter John Walters and Johan Retief during the 2019 Rugby World Cup match at the City of Toyota Stadium, Toyota City, Japan. ..Photo by Icon Sport - RG SNYMAN - Johan RETIEF - Toyota - Toyota (Japon) PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport / PA Images / Icon Sport
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Coupe du Monde

Les grandes doublures

Face à leurs voisins namibiens, Les Springboks n’ont pas eu à forcer leur talent. neuf essais et une démonstration de force à laquelle de Jager et Snyman, d’habitude cantonnés au banc, ont pris part.

Difficile de ne pas les remarquer avec leur allure qui sort de l’ordinaire. Et qui ne correspond pas vraiment aux canons esthétiques que l’on se fait d’un deuxième ligne springbok. Il y avait Mark Andrews, l’homme au bandeau, et son compère au front ceint du même élasto, Kobus Wiese ; puis l’attelage entre Victor Matfield, casque sur les oreilles, et Bakkies Botha. Tous véhiculaient la réputation de deuxième ligne agressif et dur sur l’homme et des faciès, qui pour au moins trois d’entre eux n’empruntaient pas vraiment à la bonhomie générale. Ces quatre dernières années, Eben Etzebeth et Franco Mostert sont devenus les rois de la cage verte et dorée, la paire la plus utilisée sous Allister Coetzee puis Rassie Erasmus. Mais, dans leur ombre, Lood (Lodewyk de son vrai prénom) De Jager et RG (Rudolph Gerhardus) Snyman se sont invités à la table des remplaçants de luxe.

Ça déménage !

Pour le premier cité, il n’y a rien d’étonnant. Le deuxième ligne, originaire d’Alberton, compte déjà 41 sélections à 26 ans. De Jager, le géant (2,05 m sous la toise et 122 kg à la pesée) au visage de poupon, était une des grandes promesses du rugby sud-africain lors du Mondial 2015. Une révélation qui a encore confirmé ce samedi, comme si besoin en était, tout le bien que l’on pensait de lui. Certes, ce n’était que la Namibie en face mais le numéro 5 a démontré toute sa science du poste, pourtant éminemment concurrentiel. Propre sous les renvois, impérial en touche avec sept prises, mobile et offensivement alerte et pénétrant avec quinze courses pour 42 mètres effectués, et cinq défenseurs battus, le joueur des Bulls s’est naturellement vu remettre la récompense d’homme du match. Tour de contrôle et déclencheur dans les airs des terribles ballons portés sud-africains (les trois premiers essais furent inscrits sur cette phase de jeu), De Jager s’est montré aussi actif dans le jeu courant comme à la 71e minute, lorsqu’il arracha un ballon à ses adversaires et avança à nouveau sur plusieurs mètres.

Pas de quoi susciter toutefois la jalousie de son compère des Bulls, RG Snyman. Le plus jeune des deuxième ligne présents au Japon est en train de s’affirmer, à 24 ans, comme un recours intéressant. Sous son faux air de surfeur dégingandé (2,07 m, 117 kg, taille 50 en crampons) à la barbe intimidante et au sourire carnassier, Snyman n’en reste pas moins un infatigable travailleur des tâches obscures, doté d’une dextérité plutôt rare pour cette grandeur et pour ce poste. Contre la Namibie, il s’est autorisé des passes après contact qui ont émerveillé les supporters de la nation arc-en-ciel, peu habitués à tant d’aisance technique de la part d’un avant. Pour sa 18e sélection, il n’a pas laissé insensible. Capitaine historique des Springboks (à 83 reprises, record national), champion du monde 2007, John Smit a salué dans les médias sud-africains l’association entre les deux grands et solides échassiers. L’ancien talonneur y a vu une combinaison prometteuse, furieusement dynamique et qui pourrait créer des nœuds au cerveau de Rassie Erasmus pour la suite de la compétition. Notamment en vue de la confrontation décisive face à l’Italie ce vendredi à Shizuoka. Abondance de biens ne nuit pas…

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