• L’ailier, Vincent Da Silva, et tous les Villardois, vont tenter de préserver leur invincibilité. Pour cela, il faudra créer l’exploit à Genève...
    L’ailier, Vincent Da Silva, et tous les Villardois, vont tenter de préserver leur invincibilité. Pour cela, il faudra créer l’exploit à Genève... DR / DR
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Fédérale 3

Choc en suisse

Le Servète Genève, leader de la poule 3, reçoit son dauphin, Villars-les-Dombes, également invaincu. Les Villardois savent qu’ils n’ont rien à perdre et rêvent d’un exploit chez les Helvètes.

À moins d’un improbable match nul entre le Servette Genève et Villars-les-Dombes, il ne restera plus qu’une équipe invaincue dans le secteur, dimanche prochain, peu avant 17 heures.

Évidemment, l’équipe suisse fait figure de favorite pour monter dans le grand huit et prendre le large en tête de la poule 3 de Fédérale 3. Depuis sa création en 2014, elle gravit les échelons un par un sans coup d’arrêt, et elle n’a perdu que deux matchs de championnat, aux Côtes d’Arey (15-12) le 13 novembre 2016 et à Gex (13-8) le 29 octobre 2017. Dimanche dernier, Riom aurait pu être le troisième à faire chuter le Servette en championnat. À domicile, il a eu une balle de match, près de la ligne suisse, sans succès (24-29). "Il faut être précis, conseille le directeur sportif auvergnat, Jérôme Lacroix. Genève n’a pas besoin de trente occasions pour scorer. Cette équipe a un bon buteur, une gestion clinique du match. Les joueurs ne paniquent pas. Tout ce qu’ils font est réfléchi. Et ce n’est pas une équipe de mercenaires. Ils sont soudés." Villars n’aurait alors aucune chance de bouleverser les pronostics et d’être la première équipe à s’imposer au stade de la Praille ? "Nous n’avons peut-être pas rendu service à Villars, sourit le technicien. Sincèrement, je ne sais pas qui va embêter le Servette cette saison…"

"Genève, c’est notre Coupe d’Europe !"

L’avis est partagé par d’autres techniciens de la poule. Du côté de Villars, on préfère se référer à d’autres techniciens, d’autres disciplines, comme l’écrivain Mark Twain et sa fameuse formule : "Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait !" "On n’y va pas pour visiter Genève, on connaît, lance Damien Ortéga, le manager villardois, qui n’a pas perdu sa verve plusieurs paires d’années après être passé sur le banc de Villars. Nous nous déplacerons avec l’envie de faire quelque chose de bien, de tout donner, pour ne pas avoir de regrets. Genève, c’est notre Coupe d’Europe !"

Et comme les clubs français contre ceux qui évoluent de l’autre côté de la manche, Villars tentera d’opposer à la rigueur et la précision dans l’exécution sur le terrain d’un effectif, au sein duquel beaucoup sont rompus aux joutes des niveaux supérieurs, son cœur, son envie de jouer et son enthousiasme. Il faudra évidemment ne pas s’oublier en défense et en conquête, face à une formation qui a déjà inscrit 37 essais, et qui n’est jamais passé sous la barre des vingt-cinq points marqués dans un match (25-23 à Bellegarde lors de la première journée). Bref, faire le meilleur match possible, condition sine qua none pour rêver d’exploit.

Sébastien Fiatte
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