• Pierre Pagès : « Si je dois jouer davantage, je m’en réjouis et je tâcherai de répondre présent. »
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Top 14

D’un Pierre, deux coups

L’intéressé, Pierre Pages, pourrait bénéficier de plus de temps de jeu dimanche, récompensant ses deux entrées européennes et permettant d’économiser Sébastien Bezy.

Quand il est apparu sur la pelouse de Gloucester à la 78e, pour la première journée de Champions Cup, Pierre Pagès avait cumulé 103 minutes depuis le début de saison. Le demi de mêlée, dont le nom avait été couché sur sept feuilles de match, s’était contenté de six entrées. Et, en Angleterre, l’intéressé devait d’emblée dompter une situation chaude. Toulouse ne menait que de cinq points et son adversaire bénéficiait d’une touche à cinq mètres de l’en-but. Lancer volé par Elstadt. Encore fallait-il se dégager. Mais Pagès, d’un coup de pied magistral malgré un angle minimal, soulageait les siens. "Ce n’était pas évident dans ces conditions mais il faut assumer, avoue-t-il. Je le travaille en semaine, ça s’est bien passé, tant mieux." Et vous savez quoi ? Rebelote samedi dernier face au Connacht avec un nouveau ballon bouillant à gérer en fin de match, même si son équipe comptait huit points d’avance. Pagès a encore assuré et permis aux siens de souffler. Quelques minutes plus tard, les Rouge et Noir inscrivaient l’essai du bonus offensif et, devant la presse, Ugo Mola ne manquait pas de souligner la façon dont son numéro 9 avait maîtrisé les deux dénouements tendus.

D’autant plus qu’il vivait ses débuts en Champions Cup. "Il y a plus de rythme et les séquences sont plus longues, assure-t-il. Les titulaires le sentent forcément plus que moi qui ai joué quelques minutes." Une dizaine au total. Assez pour rassurer le staff qui pourrait le récompenser dimanche. "Je n’attends que ça, note Pagès. Si je dois jouer davantage, je m’en réjouis et je tâcherai de répondre présent." L’autre intérêt, c’est d’économiser Sébastien Bezy, atteint physiquement après avoir tout démarré jusque-là et qui, en l’absence d’Antoine Dupont, sera encore sollicité dans les semaines à venir. "Notre relation est saine, Seb est un ami, confie Pagès. Ce sont les choix des coachs. Il est très bon, donc il joue…"

Le brennus ? "J’ai pris et savouré"

Pierre Pagès reconnaît avoir emmagasiné un brin d’amertume sur la première partie de saison. "J’ai été frustré sur un ou deux matchs que j’aurais aimé commencer mais je respecte. Je ne peux pas en vouloir au staff, juste à moi-même." Mais il sait que Bezy a besoin d’être épargné, alors Pagès veut capitaliser, même s’il doit compter avec la concurrence de Théo Idjellidaine (18 ans), apparu deux fois dans le groupe. "Les jeunes montent et le facteur âge les avantage (rires). C’est normal, ils doivent être jugés à ce niveau." Celui que l’ex-pensionnaire de Blagnac et pharmacien de métier a découvert en débarquant de Fédérale 1 à l’été 2018. "J’aborde les choses différemment désormais, avec moins de pression, car je maîtrise mieux l’environnement, les qualités des autres joueurs, le système." Et Pagès a connu l’ivresse d’un Brennus pour sa première expérience dans l’élite. "J’ai pris et savouré. J’ai réalisé dès l’instant où on a gagné parce que je ne viens pas du monde professionnel. Ça aide à se rendre compte. Mon choix de relever le défi était le bon. J’apprends énormément, je puise dans les compétences de chacun, staff ou joueurs." Une carrière de Top 14 entamée par un rêve de gosse que le demi de mêlée, à 29 ans, souhaite prolonger. à Toulouse où son contrat se finit en juin ? "Je ne sais pas. L’envie, c’est de continuer dans le rugby. Je n’ai pas eu de discussions ici. Dans ce milieu, j’ai l’impression que c’est "pas de nouvelle, mauvaise nouvelle" (sourires). On verra." En attendant, le prochain rendez-vous majeur, c’est dimanche.

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