Sans pression, avec ambition

  • Jonathan Wisniewski et les Lyonnais reviennent de congés prêts à en découdre. Les voilà face à un immense défi : la réception de l’ogre bordélo-béglais. Photo Icon Sport
    Jonathan Wisniewski et les Lyonnais reviennent de congés prêts à en découdre. Les voilà face à un immense défi : la réception de l’ogre bordélo-béglais. Photo Icon Sport Icon Sport / Icon Sport
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Dans le dur ces dernières semaines, le LOU a su gagner les matchs qu’il fallait en Top 14 pour aborder le choc avec le dossard numéro 1. Il lui reste maintenant à gagner en régularité pour espérer bien figurer samedi, et lors des prochains matchs.

L’entraînement lyonnais avait des airs de rentrée des classes en début de semaine. Treize jours de repos studieux, de régénération physique et psychologique, ont semblé "rebooster" un ensemble lyonnais qui tirait la langue en janvier. Mais à la fin d’un long enchaînement de douze matchs, marqué par une élimination de la Coupe d’Europe, le Lou, handicapé par de nombreuses blessures, a finalement su gagner les deux matchs qu’il fallait en janvier : à Agen, au forceps, et contre Toulon, avec le bonus offensif, grâce à une belle efficacité, sans forcément totalement dominer son adversaire et maîtriser son sujet.

Et pour cela, le Lou peut avoir la banane. Si – l’avenir le dira – il a mangé son pain noir ces deux ou trois derniers mois, il peut se montrer optimiste pour la suite. Après avoir parfois inquiété et énervé d’un match à l’autre ou au cœur d’un même match, il a en effet réussi à reprendre la tête du Top 14, partir l’esprit tranquille pour mieux revenir et s’offrir le luxe d’un déplacement sans pression.

"Recevoir après deux semaines de coupure met une pression supplémentaire, souffle Jonathan Wisniewski. Nous avons que c’est toujours plus délicat de recevoir. Le stade va être plein samedi, cela sera un bel événement. S’il fait beau, il y aura un parfum de phases finales… C’est l’occasion de voir où on en est. Depuis quelques semaines, avec l’élimination en Coupe d’Europe, nous n’avons pas eu beaucoup de matchs tests… Le match contre Toulon en était un, mais nous étions à domicile. Évoluer dans un contexte hostile, contre une équipe en pleine confiance, qui joue un beau rugby, cela sera un vrai test. Nous avons hâte d’être samedi, pour nous étalonner."

Au-delà du résultat brut, on a hâte de voir quel sera le comportement de l’équipe. Une mi-temps à l’endroit, une mi-temps à l’envers, le Lou s’est parfois emmêlé dans les mailles de son rugby. Le staff attend de la constance dans la performance. Avant de tomber sur plus fort, il s’agit déjà de ne pas donner les ballons pour se faire battre. "J’attends de voir comment vont se comporter les joueurs lors de ce match de reprise, reconnaît Pierre Mignoni. Ils ont bien bossé pendant les vacances. Nous avons des certitudes physiques. Maintenant, pour faire un grand match de rugby, il faut aussi des certitudes mentales et rugbystiques."

L’envie est là, elle est affichée. Maintenant, il reste à conjuguer cette volonté et ses intentions par des actions sur le terrain. La deuxième mi-temps contre Toulon a permis de revoir ce Lou carnassier et clinique du début de saison. Est-il capable de montrer ce visage plus longtemps, et plus souvent ? "Il faut être, je l’ai dit, très régulier dans les résultats, rappelle l’ancien demi de mêlée. Mais il faut aussi être très régulier dans notre façon de jouer, être régulier en conquête. Nous devons être toujours à quinze ou seize sur vingt dans tous les secteurs. Si nous voulons terminer le sprint final en haut, il va falloir maintenir la cadence."

Il reste douze matchs pour savoir si le Lou a passé un palier, douze travaux pour s’inviter à la table des grands, celle qui donne accès aux phases finales directement en demis. C’est l’objectif fixé entre nous, reconnaît Félix Lambey. Nous sommes tous sur la même longueur d’onde."

Sébastien FIATTE
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