• La route de Régis Sonnes, à gauche, et celle d’Ugo Mola, à droite, va donc à nouveau se séparer à la fin de la saison.
    La route de Régis Sonnes, à gauche, et celle d’Ugo Mola, à droite, va donc à nouveau se séparer à la fin de la saison. Icon Sport / Icon Sport / Icon Sport
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Transferts

Sonnes, la fin de l’aventure

Comme évoqué dans ces colonnes début décembre, l’entraîneur des avants, Regis Sonnes, des Rouge et Noir quittera le staff à l’issue de la saison. Le champion de France devra donc remodeler son encadrement technique.

Dans notre édition du 6 décembre dernier, alors que nous évoquions les éventuels mouvements sur les bancs de touche en Top 14, nous révélions : "Régis Sonnes, l’entraîneur des avants du Stade toulousain, a rencontré son président Didier Lacroix la semaine passée et il aurait évoqué la possibilité d’un départ au terme de l’exercice en cours." L’intéressé est engagé jusqu’en 2021 avec le club champion de France mais il existait une clause de libération entre les deux parties, avec date butoir pour l’activer. "Régis est sous contrat", nous avait alors répondu Didier Lacroix, joint par téléphone, ajoutant que le Stade toulousain ne dénoncerait pas cette option. Mais de son côté, le technicien a décidé de le faire, ce qui le rend donc officiellement libre à l’issue de cette saison, comme indiqué par nos confrères de La Dépêche du Midi et de RMC Sport. Sonnes l’a ainsi signifié à ses dirigeants.

Selon nos informations, des discussions ont néanmoins suivi pour laisser un temps supplémentaire de réflexion à l’ancien troisième ligne et, peut-être, l’amener à changer d’avis. Cette décision semble aujourd’hui définitive. Comme annoncé dans Midi Olympique, Régis Sonnes (47 ans) faisait partie des candidats potentiels pour le poste de sélectionneur des Fidji, a priori à travers un ticket avec Vincent Etcheto qu’il a côtoyé à Bordeaux-Bègles entre 2012 et 2015. Mais c’est Vern Cotter qui a été choisi. Ce même duo a été évoqué récemment du côté de Pau pour le prochain exercice mais la piste aurait rapidement été écartée.

Revenu en 2018 à Ernest-Wallon (où il avait joué dans les années 90), comme entraîneur principal au même niveau qu’Ugo Mola, Régis Sonnes s’est concentré sur le travail d’avants au bout de quelques mois après une réorganisation interne qui a vu Mola reprendre les rênes de l’encadrement. Une combinaison qui a mené Toulouse jusqu’au Bouclier de Brennus en juin dernier. Sonnes mettra donc fin à cette mission au bout de deux ans. Pourrait-il, comme derrière son expérience à l’UBB quand il était parti en Irlande, couper de nouveau avec le monde professionnel ? Rebondirait-il alors auprès d’une équipe de jeunes ou dans un centre de formation ? L’avenir le dira.

Bouilhou, l’option naturelle

En attendant, le Stade toulousain - déjà confronté au départ de William Servat pour rejoindre le staff du XV de France l’été dernier - doit s’adapter et repenser encore son staff. Le manager Ugo Mola, le président Didier Lacroix et le manager du haut niveau Jérôme Cazalbou se sont donc attelés ces dernières semaines à trouver l’homme idoine pour remplacer Sonnes et prendre notamment en charge le secteur de la touche. Un temps, le renfort de Pierre-Henry Broncan, qui avait quitté Toulouse en 2018 pour intégrer l’écurie anglaise de Bath, avait été évoqué. Sans suite, ce dernier s’étant de toute façon engagé en faveur de Castres.

Reste une option aussi évidente que naturelle : le retour de Jean Bouilhou (41 ans), relayé par plusieurs médias. Alors qu’il était arrivé dans l’encadrement des Rouge et Noir en 2016 (il a évolué au Stade de 1999 à 2013), après avoir terminé sa carrière de joueur à Pau, l’ex-flanker est parti en prêt à Montauban lors de la dernière intersaison afin de poursuivre son apprentissage du métier à haut niveau. Initialement, Bouilhou devait y rester deux saisons au minimum. Malgré des résultats décevants, l’intéressé aurait d’ailleurs confié dans son entourage qu’il était épanoui dans cette expérience. Mais face à la situation, des discussions ont eu lieu pour avancer la possibilité d’un rapatriement plus tôt que prévu. C’est, à ce jour, la solution la plus crédible mais rien n’est pour l’heure acté en ce sens, et d’autres hypothèses pourraient être étudiées par Mola et ses dirigeants.

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