Roberts s’arrête à 94 sélections

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    Jamie Roberts à l’entraînement avec les Stormers. PA Images / Icon Sport - PA Images / Icon Sport
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Sa dernière sélection remontant à novembre 2017, le centre légendaire du XV du Poireau, Jamie Roberts, accepte aujourd’hui de tirer un trait sur sa carrière internationale.

Il rêvait d’intégrer le club des cent. Ceux dont les sélections internationales atteignent les trois chiffres. Pour cela, il attendait un signe de Warren Gatland, puis de son successeur Wayne Pivac, depuis deux ans et demi. Il n’est jamais arrivé. Aussi immense fut la carrière de Jamie Roberts (33 ans), ce dernier a dû se résoudre. Interrogé sur la possibilité d’être rappelé avec le pays de Galles, il a confié en début de semaine : "J’en doute fort. J’avais les faveurs pendant longtemps et, soudainement, je n’étais plus en odeur de sainteté. Le sport est ainsi fait. Mais il est important de se retourner et d’être fier de tout ce qu’on a réussi à réaliser, plutôt que de répéter : "Je m’arrête à un peu moins de 100". La sélection motive et me motivera toujours." Son CV affiche 94 capes, et trois autres avec les Lions britanniques et irlandais (élu homme de la tournée 2009 en Afrique du Sud).

Plus que l’annonce officielle d’une retraite internationale, le surpuissant trois-quarts centre s’est résolu à une évidence. Le XV du Poireau ne compte plus sur lui et les chances d’enfiler à nouveau sa tunique sur la scène internationale sont infimes. Il a enfin accepté cette vérité : "J’ai toujours l’impression de bien jouer au rugby et j’adorerais porter le maillot rouge mais je ne le maîtrise pas, je dois le comprendre."

Neuf ans et deux Grand Chelem

Il est l’heure d’apprécier le chemin depuis sa première apparition avec le pays de Galles en 2008. Pendant près de neuf ans, au gré de ses 85 titularisations, de ses deux Coupes du monde et de ses trois victoires dans le Tournois (dont deux grand chelem), il a formé, avec Jonathan Davies, l’une des meilleures paires de centres de la planète. Roberts, au gabarit de troisième ligne, était celui qui fixait les défenses et mettait les ouvreurs adverses au supplice.

L’intéressé n’en a pourtant pas fini avec le ballon ovale. Après ses expériences au Racing, aux Harlequins et à Bath, il a rejoint les Stormers en janvier pour découvrir le Super Rugby. Mais Roberts est bien plus qu’un rugbyman : médecin de formation, il est revenu en Grande-Bretagne durant l’épidémie de coronavirus et s’est porté volontaire pour le NHS (National Health Service), le système de santé britannique. Passant toujours d’une scène à une autre.

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