Castres et l’alignement des planètes

  • Tyler Ardron (bandeau) et l’alignement castrais ont fait vivre un enfer aux Racingmen de Baptiste Chouzenoux (casque noir).
    Tyler Ardron (bandeau) et l’alignement castrais ont fait vivre un enfer aux Racingmen de Baptiste Chouzenoux (casque noir). Icon Sport - Icon Sport
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Dans le sillage d’une conquête retrouvée, les Tarnais dominent le vice-champion d’Europe et s’offrent une bouffée d’oygène avant un court mais périlleux voyage à Toulouse.

Après avoir payé un lourd écot à l’épidémie de Covid-19, après avoir essuyé un revers monumental à La Rochelle voilà à peine quinze jours (défaite 62-3), le Castres Olympique va beaucoup mieux, merci pour lui !

Les Tarnais ont en effet profité de la venue du Racing 92, rien de moins que le vice-champion d’Europe, pour se relancer, glaner leur deuxième victoire de la saison et s’offrir une sacrée respiration après plusieurs semaines passées en apnée. Les planètes s’alignent enfin après un début de saison très contrarié.

Les hommes du trio Prosper — Reggiardo — Broncan avaient ciblé cette rencontre, située en pleine fenêtre internationale et au cœur d’un calendrier absolument dantesque pour le CO. Après deux défaites face à La Rochelle puis Toulon, les Tarnais n’avaient d’autres choix que de l’emporter face à l’armada des Hauts-de-Seine avant de s’exporter à Toulouse, de recevoir Bordeaux-Bègles et d’aller à Montpellier.

Dans un stade Pierre-Fabre vidé de ses fidèles, huis clos oblige, le Castres Olympique a remis de l’ordre dans son rugby. La montée en puissance entrevue à Toulon la semaine dernière malgré la défaite a été suivie d’effets. La conquête s’est avérée globalement très performante, derrière un alignement royal. Le pauvre Kévin Le Guen, talonneur du Racing, a mis plus de vingt minutes à régler la mire et à déjouer le contre castrais. Le temps pour le CO de voler les quatre premiers lancers des Racingmen et annihiler le bon début de match des hommes de Laurent Travers. La mêlée tarnaise a aussi rapidement pris le dessus sur son homologue. La sortie précoce du droitier Cedate Gomes Sa n’a fait que fragiliser l’édifice des Hauts-de-Seine. Son remplaçant, le tout jeune Gia Kharaishvili, 21 ans, n’a jamais su s’adapter et prendre la mesure d’Antoine Tichit et Julius Nostadt, qui lui ont fait vivre un véritable calvaire sans être forcément récompensés (deux pénalités gagnées seulement). Le travail de sape de la troisième ligne dans le jeu au sol, Jelonch et Babillot en tête, a fini de gêner les Racingmen, incapables de lancer le jeu proprement.

Les trois-quarts en forme

Autre motif de satisfaction pour les Tarnais, la ligne de trois-quarts. Derrière un Rory Kockott toujours aussi inspiré et inspirant (qui a dit vicieux ?), Benjamin Urdapilleta, l’ouvreur et Julien Dumora, l’arrière, ont parfaitement géré le tempo de la rencontre, avec leurs jeux au pied notamment. Hormis une ou deux sorties de camp mal maîtrisées, l’occupation tarnaise fut une autre des belles satisfactions de la soirée. La ligne de trois-quarts a été récompensée avec trois essais inscrits (par Dumora, Nakosi et Palis), ce qui n’était pas arrivé cette saison. Julien Dumora tempère tout excès d’enthousiasme : « Cette victoire nous fait beaucoup de bien mais on n’a encore rien gagné. Nous nous sommes remis la tête à l’endroit mais il reste du chemin. » Tout cela est de bon augure avant le court déplacement à Toulouse, que les Tarnais entendent bien préparer « comme un derby », dixit Mauricio Reggiardo.

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