Le Racing sans convaincre

  • Donovan Taofifenua et les Racingmen se sont fait peur jusqu’au bout mais ont réussi à s’imposer et ramener le bonus offensif.
    Donovan Taofifenua et les Racingmen se sont fait peur jusqu’au bout mais ont réussi à s’imposer et ramener le bonus offensif. - Icon Sport
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Malgré une performance mitigée, le Racing 92, qui s’est fait peur en fin de rencontre, s’est imposé avec le bonus offensif. Voilà bien l’essentiel.

Que ceux qui s’inquiétaient pour le Racing 92 frappé d’un éventuel spleen européen suite à sa troisième défaite en finale de Champions Cup le 17 octobre dernier soient rassurés, le Racing 92 ne va pas trop mal. Certes, les Franciliens n’ont affiché ni la sérénité des dernières semaines, ni leur niveau de jeu de la récente phase finale européenne, mais ils ont fait le job, comme il est coutume de le dire. « L’ambition, c’était de gagner en respectant l’adversaire, a commenté le manager Laurent Travers. Le contrat est rempli, même si on aurait aimé que le contenu soit plus affirmé. »

Et pour cause. Si le club francilien a inscrit très vite trois essais inscrits en première mi-temps sans être dominateur, en ratant beaucoup de plaquages et en laissant la possession du ballon aux Irlandais du Connacht, ce qui situe tout de même le niveau d’une équipe, il n’a pas été en mesure de « tuer » le match. « Il faut qu’on soit davantage capable d’avoir le ballon et de le garder », n’a d’ailleurs pas manqué de souligner à la pause le manager ciel et blanc Laurent Travers, interrogé par nos confrères de France Télévisions. Las, il n’a pas franchement été entendu. Entre mauvais choix et maladresses, les Racingmen se sont montrés patauds, ce qui ne les a pas empêchés de décrocher le point de bonus offensif (26-8) dès la 51e minute de jeu. À cet instant, on les pensait même capables d’éteindre définitivement les velléités offensives des « Irish ». Las, à force de balourdises, les vice-champions d’Europe se sont fait peur. Une passe d’Henry Chavancy interceptée et Wootton réduisait le score (26-15, 62e). Et si le score n’a pas été plus large, c’est aussi et surtout que les hommes du président Lorenzetti se sont vus refuser deux essais. Le premier à Virimi Vakatawa pour une faute de main de Teddy Iribaren à l’origine de l’action, le second à Kurtley Beale pour un en-avant de Teddy Thomas, ce dernier jugeant utile de tenter un simulacre de crochet lui faisant perdre ses appuis à l’instant d’armer sa passe alors qu’il n’avait qu’à jouer le plus simplement du monde un trois contre un (71e).

« C’est ce qui a fait la différence, a souligné Travers. Sur trois occasions, on n’en a pas mis une seule. La confiance s’est inversée et le doute s’est installé. » « J’ai la tête de quelqu’un qui s’est fait peur, a confessé le capitaine Henry Chavancy. Et qui n’est pas satisfait du contenu. Mais je note aussi l’état d’esprit de l’équipe en fin de match qui n’a rien lâché. » Avec les cinq points du bonus offensif, voilà tout ce qu’il y avait finalement à retenir.

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