Sonny Bill Williams, un All Black au grand cœur

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De son statut de star planétaire SBW en a fait une arme au service de son altruisme et de la défense de ses valeurs.   

On peut voir le mal partout. Aussi, ses détracteurs argueront que tout au long de sa carrière, Sonny Bill Williams a savamment mis en scène ses actes de générosité pour faire sa com’. C’est un point de vue. Aigri, certainement, mais c’en est un. Pour notre part – et suivant ce que nous ont raconté ceux qui ont eu la chance de passer du temps avec ce phénomène planétaire, décrit comme un homme cordial, simple et respectueux — on préfère penser que ses multiples — et souvent grands — gestes de générosité sont sincères.

Certes, celui qui fut souvent présenté comme le Golden Boy du rugby à XIII australien n’a pas toujours été ainsi, et que la célébrité l’a certainement chamboulé notamment dans ses jeunes années. Mais force est de constater qu’à mesure que le temps passait et que sa popularité grimpait, le gosse d’Auckland a su trouver ses repères de vie, et le goût des choses simples. Il s’en était livré dans colonnes, en juillet 2017, soit sept ans après avoir quitté la France et Toulon. Sur les bords de la rade, SBW n’a pas été heureux d’emblée. Mais il a appris le chemin du bonheur auprès d’une famille modeste : « à Toulon, je me suis lié d’amitié avec une famille tunisienne. En France, je vivais dans une grande et belle maison. Mais je me sentais seul, mal dans ma peau. Eux n’avaient rien et étaient heureux. Ils vivaient à six dans un deux-pièces. Pourtant, ils me donnaient tout sans ne jamais rien demander en retour. Ils n’avaient rien et étaient heureux. Si heureux. J’ai essayé de comprendre… »

Il refuse de porter le maillot sponsorisé par une banque

La star planétaire a aussi su taper du poing quand les enjeux sportifs et économiques de sa carrière n’étaient plus en adéquation avec ses valeurs. L’on pense au moment où il estomaqua la Nouvelle-Zélande entière quand il refusa de porter le maillot noir au motif qu’une banque nationale (BNZ) en devenait le sponsor maillot : « Tout cela a fait un tel buzz ! Ce n’est pas du tout ce que je recherchais, vraiment ! C’est mon droit, vous savez : il est inscrit dans mon contrat avec la NZRU que je suis libre de m’opposer au fait que mon image soit associée à une banque ou une marque d’alcool. Je ne bois plus depuis plus de dix ans. Et je ne crois pas aux bienfaits de la spéculation. Avec le temps, je suis devenu quelqu’un de très simple. Chez moi, il n’y a rien sur les murs : ni médailles, ni maillots, ni trophées. Le prophète dit que lorsque tu contemples trop tes murs, les anges ne s’y arrêtent plus. »

Les trophées, justement. Sonny Bill Williams a préféré les distribuer que les garder pour lui, comme quand il donna spontanément sa médaille de champion du monde 2015 à un gamin de 14 ans qui avait subi les foudres d’un agent de sécurité pour avoir tenté d’approcher ses idoles sur la pelouse de Twickenham après le coup de sifflet final. Choqué par la scène, « SBW » avait pris le gamin dans ses bras, l’avait ramené à ses parents, avant de lui offrir sa médaille : « Je ne l’ai pas fait pour être un bon rugbyman, mais juste pour être une bonne personne. Ce gosse avait peur, il fallait le ramener à ses parents, tout simplement. »

Vous voulez d’autres exemples ? Williams a multiplié les opérations de charité pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre qui ravagea Christchurch, en 2011, levant des centaines de milliers de dollars néo-zélandais. Musulman depuis 2008, il a aussi été au soutien de sa communauté religieuse lors des horribles attentats qui frappèrent cette même ville en mars 2019. Tout cela, sans jamais verser dans la haine ou le prosélytisme. Bref, qu’on l’aime ou non, il semblerait que SBW a toujours pris soin de penser à son prochain.

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