Le Racing n’arrive pas à concrétiser

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Samedi soir, trois essais ont été logiquement refusés au Racing après visionnage de l’arbitrage vidéo. De quoi frustrer des Franciliens qui se sont inclinés avec dix points d’écart.

C’est peu dire que Patrick Dellac, l’arbitre vidéo de la rencontre opposant l’Aviron au Racing, ne s’est pas ennuyé samedi. Sollicité à plusieurs reprises par Vincent Blasco-Baqué, il a été amené à refuser quatre essais, dont trois pour la seule équipe des Hauts-de-Seine. Rappel des faits.

On joue la demi-heure du jeu et Bayonne mène 10-0. Sur un temps fort des visiteurs, Donovan Taofifenua est servi par une belle passe sautée d’Olivier Klemenczak. Le trois-quarts aile a un boulevard devant lui, accélère, Peyo Muscarditz fait l’effort et revient sur « Tao », au moment où celui-ci plonge dans l’en-but. Verdict ? Après avoir visionné la vidéo, Vincent Blasco-Baqué refuse logiquement l’essai, le pied dudit Donovan ayant été en contact avec la ligne de touche de l’en-but basque. Deux minutes plus tard, nouveau temps fort des Racingmen et nouvelle occasion manquée. Esseulé sur l’aile droite, Yoan Tanga Mangene est à la réception d’une magnifique transversale d’Antoine Gibert. Alors que le numéro sept n’est plus qu’à dix mètres de l’en-but, il décide de repiquer intérieur et après un dernier crochet, plonge, tend le bras et… laisse échapper la balle. Comme son compère Boris Palu, en fin de match (72e). « C’est frustrant, surtout que c’est à chaque fois à des moments clés du match, regrettait Henry Chavancy en conférence de presse. Ce sont des moments qu’on n’a pas su bien gérer. Je pense qu’il faut qu’on travaille là-dessus pour que ces petits centimètres soient en notre faveur sur les prochaines échéances. »

Chavancy : « On a confondu vitesse et précipitation »

Ce week-end, il est évident que les Franciliens ont manqué de maîtrise près de la zone de marque. La faute à qui, la faute à quoi ? « Oui, on a failli prendre trois essais, mais on a défendu notre ligne coûte que coûte. S’ils n’ont pas été validés, c’est qu’il y avait des Bayonnais pour les empêcher de marquer » rappelait le trois-quarts centre Peyo Muscarditz, auteur du retour décisif sur Donovan Taofifenua à la demi-heure de jeu. « Sur la globalité du match, il faut rendre crédit à cette équipe de Bayonne, enchaînait Chavancy. Ce n’est pas seulement nous qui n’avons pas été bons. Ils ont fait ce qu’il fallait pour nous mettre en difficulté et on a vu énormément de solidarité et d’envie. C’était un match important pour eux dans l’optique du maintien. Bravo à eux et à nous de nous remettre en question afin que ces petits détails basculent en notre faveur sur les matchs qui vont suivre. »

Maladroits dans l’en-but, les Racingmen ont globalement été défaillants dans le jeu offensif ce week-end, en faisant tomber un nombre incalculable de ballons. Étonnant, car les conditions de jeu étaient excellentes à Dauger. Le capitaine Chavancy, de son côté, analysait cette contre-performance ainsi : « Je crois qu’on s’est un peu trop précipité. On a confondu vitesse et précipitation. On avait vu qu’on pouvait avoir quelques espaces si on déplaçait le ballon, mais je crois qu’on a voulu un petit peu jouer à la baballe de temps en temps. Ça nous a fait défaut. On n’a pas su mettre de continuité dans notre jeu. À chaque fois, on voyait les espaces, mais on voulait y aller trop vite et on a rendu trop de ballons à cette équipe de Bayonne. Je crois qu’il y a eu vingt-neuf mêlées dans le match. C’est symptomatique du déchet qu’on a pu avoir. »
 

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Pablo Ordas
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