Hervé : "Fier d'être de la communauté des gens du voyage"

  • Emmanuel Massicard, Directeur Délégué du Midi Olympique remet l'Oscar à l'ouvreur du CA Brive, Enzo Hervé.
    Emmanuel Massicard, Directeur Délégué du Midi Olympique remet l'Oscar à l'ouvreur du CA Brive, Enzo Hervé. - Carlos Matias
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Quelle est votre première réaction à la remise de cet Oscar Midi Olympique ?

C’est une reconnaissance pour le travail que je fais depuis mes débuts. Il faut reconnaître que ça paie maintenant. Je suis très satisfait de recevoir cet Oscar. Je pense que ça récompense également le bon travail de Brive depuis quelques années.

Justement, que représente le CAB pour vous ?

Avant mon arrivée, je le voyais comme une équipe chez qui il était toujours difficile d’aller s’imposer. Une équipe vaillante, qui était dure sur les bases. Maintenant, avec notre staff et notre groupe jeune, on devient une équipe qui met de plus en plus de jeu en place. Pour le moment ça fonctionne et c’est très plaisant quand on arrive à appliquer ce style. Avec ce jeu, on sait qu’on peut tenter un coup à chaque rencontre, même quand on se déplace chez un gros. Maintenant, il ne faut pas qu’on se voit trop beaux non plus: l’objectif, c’est le maintien. En début de saison on avait fait trois bons matchs et tout le monde nous parlait du top 6. Derrière, ça s’est compliqué pour nous, donc on ne va pas s’emballer.

Lors de la cérémonie, on a essayé de parler de top 6 à Jeremy Davidson (manager). Il s’interdit de l’évoquer. En parlez-vous entre joueurs ?

On en parle en rigolant, mais rien de sérieux. On sait que ça peut allait très vite. À part Agen, dans cette saison particulière, toutes les équipes qui sont derrière nous sont capables de gagner à l’extérieur. On n’est pas loin de cocher l’objectif du maintien. Il manque au minimum une victoire, mais on a un gros calendrier. Là, déjà, on va aller à Clermont…

La transition est toute faite: la prochaine rencontre, c’est un derby. L’ASM a pris cinq points chez vous, mais les Clermontois sortent de deux grosses semaines européennes, pendant que vous ne pensez qu’à ce match-là…

Il y aura un gros coup à faire, oui. Mais c’est toujours compliqué là-bas. Même s’ils font quelques changements, ça reste une grosse équipe.

Vous faites partie de la communauté des gens du voyage, qu’est-ce que cela représente pour vous ?

J’en suis fier, c’est en moi, je n’ai aucune raison de m’en cacher. Et puis, peu de personnes de ce milieu réussissent dans le rugby. Mais ça n’a pas été un plus ou un handicap pour faire carrière. J’étais issue d’une famille qui était déjà à fond dans le rugby. On baignait tous dedans, mon père était dirigeant…

Mercredi, vous confiez votre proximité avec Didier Casadeï. Racontez-nous !

Mon grand-père s’est beaucoup occupé de Didier quand il était jeune. Donc c’était un proche de la famille, de mes parents aussi. Quand je suis arrivé au CAB, il m’a pris sous son aile. Il était protecteur mais aussi très dur avec moi, car il était aussi mon coach. Il n’évoluait pas du tout au même poste que moi, il était pilier. Donc il ne me faisait pas travailler mon jeu au pied mais, par exemple, il me demandait tout le temps de bien communiquer avec mes avants pour les aider à se placer, pour que je puisse faire le bon geste, la bonne passe et que tout le monde soit dans les meilleures conditions.

Que pouvons-nous vous souhaiter de meilleur pour les mois à venir ?

Collectivement, le maintien le plus vite possible. Individuellement, simplement de pouvoir continuer à enchaîner les matchs.

Propos recueillis par Baptiste BARBAT

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