Réveille-toi, Racing !

  • Blessé depuis de longues semaines, le troisième ligne Baptiste Chouzenoux fera son retour sur la pelouse de l’Arena. Une aubaine pour le club francilien, à la peine dans ce secteur face aux Parisiens.
    Blessé depuis de longues semaines, le troisième ligne Baptiste Chouzenoux fera son retour sur la pelouse de l’Arena. Une aubaine pour le club francilien, à la peine dans ce secteur face aux Parisiens. Icon Sport - Icon Sport
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Sévèrement fessé sur ses terres par le Stade français le week-end dernier, ce Racing qui reste sur quatre défaites consécutives doit réagir, s’il souhaite éviter l’accident industriel…

Il suffit que le Racing enchaîne une série de défaites pour que certains procureurs de la toile demandent la tête de Laurent Travers. Sans surprise, le rituel s’est une nouvelle fois concrétisé cette semaine, le club des Hauts-de-Seine, bel et bien éliminé de la Coupe d’Europe, restant aussi sur un piètre enchaînement de quatre revers en championnat. Que l’on soit bien clair, une bonne fois pour toutes : on peut penser ce que l’on veut dudit "Toto" ; mais l’ancien talonneur du CAB a offert, ces sept dernières années, un Bouclier de Brennus et trois finales de Champions Cup au Racing ; et puis, son amitié avec son patron (Jacky Lorenzetti) étant aujourd’hui réelle, c’est plutôt une promotion (président du directoire) qu’un licenciement qui semble attendre le manager francilien, dans les mois à venir. Une fois le cadre posé, il semble néanmoins évident que Laurent Travers, qui hésite à réaliser la saison prochaine la prestigieuse formation de management de Limoges parce qu’il craint de laisser son groupe trois jours par mois, est plus isolé aujourd’hui qu’il ne l’était du temps où il formait avec Laurent Labit un duo des plus solides, avant qu’il n’éclate en morceaux pour les raisons que l’on sait. Alors, manque-t-il quelqu’un à ses côtés ? C’est une question que l’on peut en effet se poser…

Depuis l’élimination en Champions Cup face à l’Union Bordeaux-Bègles, le Racing marche indéniablement à côté de ses pompes et se demande quand pourra-t-il enfin compter sur toutes les forces vives de son effectif surarmé. Si Camille Chat, Fabien Sanconnie et Henry Chavancy (la clé de voûte de la mêlée fermée, le meilleur joueur du début de saison et le patron de la défense, excusez du peu…) ne rejoueront plus cette saison, les Franciliens ont en revanche déjà accueilli les retours à la compétition de Finn Russell ou Teddy Thomas, et devraient ce week-end pouvoir compter sur Baptiste Chouzenoux, Olivier Klemenczak et Gaël Fickou.

Gaël Fickou, l’acte II

Indisponible pour le derby francilien parce qu’il était indiqué noir sur blanc dans son contrat qu’il ne pourrait disputer ce match-là, l’ancien soldat rose Gaël Fickou connaîtra, face à Clermont, sa première titularisation sous les couleurs du Racing et, en la probable absence de Virimi Vakatawa, sera chargé d’apporter à l’attaque francilienne le punch dont elle fut dépourvue face à Paris samedi, si l’on excepte les quelques coups de rein de Simon Zebo. Très à l’aise balle en mains lors de sa première sortie contre Toulouse il y a quinze jours, le président de la Seyne-sur-Mer devrait logiquement faire des miracles sur la pelouse ultra-rapide de Nanterre. Mais si l’apparition de Gaël Fickou dans le 15 majeur francilien semble capitale en l’absence de Vakatawa et Chavancy, le retour à la compétition de l’albatros Baptiste Chouzenoux est tout aussi important. Blessé depuis de longues semaines, le sauteur le plus utilisé par Laurent Travers et son staff a énormément manqué aux Franciliens face au Stade français le week-end dernier : ainsi, le Racing aurait-il été cambriolé sur des touches à cinq mètres de l’en-but parisien par Azagoh et Macalou si ledit "Chou" avait été présent ? On est en droit d’en douter…

Dans le rôle de chef d’orchestre, il est enfin urgent que Finn Russell — qui avant le derby francilien n’avait plus joué avec son club depuis deux mois — retrouve ses repères au sein du collectif ciel et blanc, tant l’Écossais fut médiocre contre le Stade français, dilapidant une nouvelle fois une pénaltouche qui aurait pu s’avérer précieuse, à l’heure des comptes. Il n’est pas question, ici, de brûler le futur meneur de jeu des Lions britanniques. Mais à force d’essayer Kurtley Beale à l’ouverture à l’entraînement, le staff francilien se laissera tenter avant que ne sonne le coup d’envoi des phases finales. Parce que sauf éruption volcanique sur le mont Valérien, il est évident que le Racing, qui affrontera Brive, Pau et Agen sur les trois dernières rencontres de la phase régulière, fera partie des six qualifiés du Top 14. Vous voulez parier ?

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Marc DUZAN
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