Paris est mauvais... mais Paris est en vie !

  • Yoann Maestri et les soldats roses ont souffert mille morts avant de venir à bout des Espoirs montpelliérains. Malgré tout, le Stade français est toujours en course pour les phases finales du Top 14...
    Yoann Maestri et les soldats roses ont souffert mille morts avant de venir à bout des Espoirs montpelliérains. Malgré tout, le Stade français est toujours en course pour les phases finales du Top 14... Icon Sport - Icon Sport
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Auteurs d'un bien piètre match face aux réservistes montpelliérains, les soldats roses se sont appuyés sur la puissance de leur paquet d'avants pour s'offrir le droit de rêver...

Convenez que tout ça n'avait aucun sens : une bonne douzaine de bizuts du côté Montpellier, 9 degrés Celsus en plein mois de mai, une pluie de fautes techniques, quelques en-avants tout aussi balourds et, entre une équipe marchant sur l'eau depuis des semaines et une autre amputée de vingt-cinq de ses meilleurs joueurs, un invraisemblable 3-3 après trente minutes de jeu : était-on vraiment obligé de s'infliger ça ? « Les conditions étaient épouvantables, disait Paul Gabrillagues en conférence de presse. Globalement, nous avons été brouillons. Mais l'objectif est rempli et ça, c'est top ». C'est « top » comme la performance de Telusa Veainu à l'arrière, « top » comme la fringale d'Adrien Lapègue sur l'aile droite, « top » comme la tenue de mêlée de Vasil Kakovin, « top » comme cette finale qui se dessine face au Lou dans quinze jours, à Jean Bouin.

Pour le reste, la dernière sortie des soldats roses laisse circonspect, tant les coéquipiers de Paul Alo-Emile, victorieux pour la quatrième fois d'affilée, furent mauvais face à la chair à canon montpelliéraine. Ce n'est ni une surprise, ni une information : dès lors qu'il est privé de ses quatre meilleurs porteurs de balle (Sekou Macalou, Jonathan Danty, Kylian Hamdaoui et Waisea), le Stade français n'a plus du tout la même gueule. « Pour préparer notre finale face à Lyon, expliquait néanmoins Gonzalo Quesada en conférence de presse, Jonathan (Danty) et Kylian (Hamdaoui) seront de retour dans le groupe ». Soit de quoi densifier une ligne d'attaque où le Wallaby Sefa Naivalu et le sniper Joris Segonds, repositionnés au centre et à l'arrière, ne manquèrent pas de punch mais saccagèrent, ma foi, quelques surnombres...

Quand Gonzalo Quesada évoque Ngani Laumape... 

Puisqu'il est question de punch, cette étrange soirée de printemps fut pour Gonzalo Quesada l'occasion d'aborder le transfert à Paris de Ngani Laumape, le centre des All Blacks attendu d'ici quelques mois dans la capitale : « Ma première volonté était de garder Jonathan Danty, disait samedi le manager argentin. Mais nous étions aux limites du salary cap et ne pouvions nous aligner sur l'offre de La Rochelle. Laumape ? Je l'avais beaucoup observé à l'époque où j'entraînais les Jaguares en Super Rugby. Je connaissais le joueur et j'ai eu un très bon feeling avec l'homme. Les chiffres que j'ai vus circuler au sujet de transfert n'ont rien à voir avec la réalité. Mais il a fallu se battre avec d'autres clubs français pour le signer, je ne vous le cache pas... »

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