Réforme des compétitions amateurs : pour ou contre ?

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    Réforme des compétitions amateurs : pour ou contre ? Pixabay.
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Une semaine après la révélation dans nos colonnes de la réforme des compétition amateurs sur laquelle planche la FFR pour la saison 2022-2023, quel est le sentiment des premiers intéressés ? Le plus simple était encore de leur demander…

L’information publiée par Midi Olympique voilà dix jours a évidemment fait l’effet d’une petite bombe qui a secoué tous les étages du rugby de clocher, auprès duquel la FFR a procédé cette semaine à une campagne d’information, afin d’expliciter le bien-fondé de sa démarche. En clair ? Pour la saison 2022-2023, la FFR souhaite procéder à une grande refonte des compétitions amateurs. Ainsi, si le Pro D2, le Top 14 et la Nationale ne changeront pas de format, la Fédération compte mettre en place une Nationale 2 à 24 clubs (22 issus de l’actuelle Fédérale 1 auxquels il faudra ajouter les deux relégués de Nationale), suivie d’une Première Division à 48 clubs (les 24 clubs restants de l’actuelle Fédérale 1 ajoutés aux 24 meilleurs de l’actuelle Fédérale 2) ; une Deuxième Division repatinée à 96 clubs (les 72 "survivants" de l’ancien format auxquels s’ajouteront les 24 meilleurs de la Fédérale 3) ; puis une Troisième Division élargie à plus de 200 clubs, à savoir les 156 clubs restants de Fédérale 3 couplés aux meilleurs de l’Honneur. Enfin, les Séries Territoriales seraient, quant à elles, amenées à disparaître, remplacées par des Quatrième, Cinquième et Sixième divisions.

L’essence de cette démarche ? Elle répond en réalité à plusieurs objectifs. Tout d’abord, la nécessité de reconstruire une "pyramide des compétitions" plus logique et acceptable, étant donné que sa base avait été considérablement réduite ces dernières saisons, la faute à un grand nombre de promotions "provoquées" par la fin de saison tronquée par la covid-19 en 2020, dont l’opposition ne s’était pas privée de souligner le caractère "électoraliste" à quelques mois de l’élection à la présidence de la FFR. Mais aussi et surtout, satisfaire une certaine élite de la Fédérale 1, en officialisant par la création de la Nationale 2 un vrai statut de clubs semi-professionnels qui n’était dans les faits qu’un secret de Polichinelle. Les Divisions inférieures étant censées demeurer avec un fonctionnement plus amateur, ou pour le moins moins équivoque…

Quel sort pour les réserves ?

Reste que cette grande réforme (toujours pas officielle, puisqu’elle doit encore être officiellement votée) conserve encore quelques zones d’ombre. Tout d’abord parce que certains clubs vont forcément mal accepter d’avoir été "relégués" artificiellement de deux divisions en moins de douze mois, qui redoutent d’avoir du mal à convaincre des sponsors déjà ébranlés économiquement de se réengager. Mais aussi parce que la question des compétitions des équipes réserves demeure une nébuleuse tout sauf anecdotique. Car à l’aube d’une saison où la FFR craint comme la peste une forte baisse des licenciés, difficile d’oublier que les "réservistes" constituent tant bien que mal une petite moitié des licenciés amateurs masculins, qu’il s’agit de ne pas laisser non plus totalement sur le carreau.

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