Machenaud : « Les galactiques... Je n'aime pas trop ce truc... »

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Excellent en quart de finale face au Stade Français, le capitaine francilien Maxime Machenaud se projette sur une demi-finale que l'on annonce en tout point brûlante. Mais par pitié, ne lui parlez plus des "galactiques" !

Après la démonstration de force face au Stade français en barrages (38-21), on est nombreux à penser le Racing inarrêtable. Qu'en pensez-vous ?

On essaiera de l'être mais on s'apprête à rencontrer un tout autre adversaire. Au vu de ce qu'a montré La Rochelle cette saison, ce ne sera pas la même histoire. Au fil de leur épopée européenne, les Rochelais ont acquis de l'expérience. A nous d'élever notre niveau de jeu.

Les Parisiens étaient-ils sur les rotules quand ils ont débarqué à Nanterre, vendredi soir ?

Ils avaient laissé beaucoup de jus dans cette fin de saison pour aller chercher cette sixième place. Nous avions plus de fraîcheur, c'est certain.

Comment jugez-vous le Stade rochelais ?

Cette équipe s'appuie sur un gros paquet d'avants, lequel a su rivaliser face à Toulouse dans le combat, en finale de Champions Cup. Quand on connaît la qualité du pack toulousain, une telle performance n'est pas anodine... Qui plus est en infériorité numérique... […] Ronan O'Gara, que je connais bien pour l'avoir côtoyé quelques années au Racing, a donné son amour de la gagne à ce club. Lui ? Il a la rage de vaincre. Il pue le rugby.

Les avants du Racing peuvent-ils rivaliser avec le paquet rochelais ?

Le Leinster et les Saracens restent à mes yeux des références et ont toujours eu d'énormes paquets d'avants. Inspirons-nous d'eux pour écrire notre propre histoire.

La dernière fois que le Racing a affronté La Rochelle en phases finales, votre équipe s'était inclinée à Colombe (13-19, le 31 mai 2019)...

(il coupe) Ce match m'avait beaucoup frustré. Nous n'avions pas été à notre meilleur niveau, on avait pris quelques « essais casquette »... C'était une sale soirée...

Après le match, le président Jacky Lorenzetti s'était demandé si le capitanat n'était pas devenu trop pesant pour vous. Or, vous semblez aujourd'hui épanoui dans ce rôle...

Chacun peut avoir son avis. Aujourd'hui, je suis capitaine et j'en suis très heureux. Je ne pense pas que cela me gêne d'une façon ou d'une autre.

Quel effet cela fait-il d'être un membre des « galactiques » ?

Les « galactiques », je n'aime pas trop ce truc... Au Racing, on est entouré de grands joueurs internationaux et ça montre la qualité de notre effectif. Mais on ne se prend pas pour d'autres. Le nom, le statut, tout est remis en question week-end après week-end. Les adjectifs, ça ne suffit pas. Derrière, il faut des actes.

On vous suit.

Ous avons beau avoir quelques-uns des meilleurs joueurs du monde sur le terrain, si nous ne sommes pas connectés au même moment, cela ne sert à rien. Et puis, remettre en cause l'essence du rugby me gêne : si ces joueurs sont mis en avant, c'est parce qu'un boulot a été fait devant. Si tu n'as pas les ballons, tu ne mettras pas ton jeu en place. Même avec les meilleurs attaquants du monde...

Les avants ont-ils été agacés qu'on ne parle que des trois-quarts, avant le derby ?

Ils n'avaient pas montré leur meilleur niveau le jour où nous avions perdu à l'Arena contre Paris (29-35, le 1 er mai dernier). Ils ont pris une belle revanche, lors du quart de finale. Le sport de haut niveau, c'est une remise en questions permanente.

Vous revenez très fort après avoir été, un temps, remplaçant au poste. Comment l'expliquez-vous ?

Au niveau de la constance, je pense réaliser l'une de mes meilleures saisons. J'ai joué quasiment trente matchs. Quand Teddy Iribaren a débuté la finale de Champions Cup, j'ai été très déçu parce que je suis un compétiteur. Mais j'ai mis mon cas personnel de côté, j'ai bossé pour être le plus performant possible, aujourd'hui.

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