Toulouse plie... mais ne rompt jamais !

  • Antoine Dupont, le demi de mêlée du Stade toulousain et de l'équipe de France, a su répondre à l'agressivité bordelaise en défense.
    Antoine Dupont, le demi de mêlée du Stade toulousain et de l'équipe de France, a su répondre à l'agressivité bordelaise en défense. Midi Olympique. - Patrick Derewiany.
Publié le , mis à jour

Secoués par des Bordelo-Béglais déchaînés à Lille, les champions d'Europe en titre ont souffert mais retrouveront La Rochelle au Stade de France, vendredi soir. Direction le doublé ?

Combien étaient-ils, sur le parvis du grand stade ? A la louche, une centaine de supporters bordelais: ceux-là portaient le maillot grenat vissé au corps, jouaient du fumigène et, pour certains d'entre-eux, improvisaient un drôle de haka. Face à eux, campaient tout autant de socios toulousains, drapeaux au vent, beuglante au museau et, pour les plus à la mode, une cinquième étoile sur le cœur. Ce n'était pas grand chose, hein. Juste de quoi nous rappeler que se jouerait, quelques temps plus tard et à l'intérieur du sarcophage de ferraille qui se dressait dans le dos de ces bambocheurs du ch'nord, l'un des sommets de la saison.

Alors ? Comme souvent, Toulouse commença par se nourrir de miettes, aplatissant le premier essai du match au terme d'un vilain coup de pied contré, creusant ensuite l'écart au score par la botte de Thomas Ramos. Dans le combat d'avants, le paquet toulousain donnait alors le bon tempo et, sur la ligne de front, Cyril Baille, Julien Marchand et Charlie Faumuina marquaient l'Union Bordeaux-Bègles au fer rouge .

 

Big Ben Tameifuna a failli renverser le match 

Ici, il faut à présent saluer le coaching de Christophe Urios : en lançant dans le grand bain Big Ben Tameifuna en début de deuxième période, le manager de l'Union Bordeaux-Bègles offrit à sa mêlée fermée, en souffrance jusque-là, une seconde jeunesse et à son paquet d'avants une puissance dont il était trop dépourvu sans le quintal et demi de l'ancien joueurs des Chiefs. Tameifuna, que le Racing ne pouvait plus garder en raison d'une masse salariale au bord de l'implosion, faillit bien renverser un match fort mal barré pour les siens et une fois, deux fois, trois fois, le colosse tonguien fit plier la mêlée d'en-face, pourtant réputée pour sa solidité.

Question : Bordeaux aurait-il éliminé le grand Toulouse si l'arbitre (monsieur Trainini) n'avait pas expulsé le trois-quarts centre bordelais Ulupano Seuteni pour un plaquage dangereux sur Santiago Chocobares, en seconde période ? Les fadas de l'UBB vous diront sans nul doute que oui. Les inconditionnels du quintuple champion d'Europe vous assureront de leur côté que ce Toulouse là plie, mais ne rompt jamais. Les Rochelais, victimes de la résilience du champion en finale de coupe d'Europe, témoigneront en ce sens...

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