Élite 1 féminine : ça repart!

  • Ce week-end l’Élite 1 féminine reprend ses droits. Forces en présence, dynamiques, nouvelle formule, on vous dit tout.
    Ce week-end l’Élite 1 féminine reprend ses droits. Forces en présence, dynamiques, nouvelle formule, on vous dit tout.
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Ce week-end l’Élite 1 féminine reprend ses droits. Forces en présence, dynamiques, nouvelle formule, on vous dit tout.

On disait ce championnat monotone et prévisible, il faut dire qu’on restait sur 3 finales Toulouse-Montpellier, toutes remportées par ce dernier, il y a plus diversifié comme scénario. Mais voilà que le printemps dernier est venu bousculer tous ces préjugés. Alors que les deux métropoles occitanes se retrouvent chacune dans une demi-finale, l’histoire semblait écrite. Mais voilà que leurs adversaires Blagnac et Clermont-Romagnat, renversaient les deux ogres, pour s’offrir le match le plus important de la saison. Romagnat nous offre une dernière surprise en s’emparant du bouclier et confirme qu’on peut désormais s’attendre à tout. Cette saison, il faudra évidemment compter sur Toulouse, Montpellier et Blagnac de par leur expérience et leur nombre prépondérant d’internationales. Comment ne pas évoquer l’ASM Romagnat, tenant du titre, nouveau venu dans le Top 4 l’an passé, avec seulement 3 internationales françaises mais capable de s’appuyer sur une force collective impressionnante, fruit d’un excellent travail à moyen terme.

Mais ce n’est pas tout, le Stade bordelais, qui fait partie de ses équipes jeunes que l’on voit pointer le bout de son nez, notamment l’an passé, va pouvoir s’appuyer sur un mercato d’enfer. 3 internationales françaises, pas des moindres et bien d’autres joueuses de qualité débarquent en Gironde. Vous pourrez d’ailleurs retrouver toutes les mutations de l’Élite 1 dans notre édition de lundi. Nous sommes en droit d’attendre du Stade bordelais, un rôle de trouble-fête, lui qui entretenait déjà de très bonnes relations avec le Canada pour recevoir des internationales Nord-américaines, devrait voir sa progression entrer dans une toute nouvelle dimension. Dans son sillage, une autre écurie progresse avec des moyens mais peut-être un peu plus lentement, c’est le LOU.

On continuera comme toujours de se méfier de la mêlée lonsoise et de son gros projet territorial, qu’on prendra également le temps de vous détailler la semaine prochaine. Derrière, un peloton d’équipes d’un niveau qui semble similaire, devrait se disputer à peu de choses près, les dernières places en phases finales ou le maintien. Pour animer tout cela, une nouvelle formule de transition devrait nous apporter du suspens à tous les étages.

La nouvelle formule

L’an passé, les 16 équipes du championnat de France étaient réparties en 4 poules de 4, pour une phase de brassage, avant une seconde phase de play-off et play-down, toujours en 4 poules de 4, qui qualifiait les meilleures en phases-finales et envoyait deux formations les plus faibles à l’échelon inférieur. Désormais à 14, il n’y a donc pas eu de promotion, la fédération a dispersé les équipes en 2 poules de 7. 12 journées donc pour qualifier les 4 premiers en quart de finale.

Chaque place aura un avantage puisque les phase-finales ne se disputeront pas sur terrain neutre mais chez l’équipe la mieux classée. Il y aura une nouvelle fois deux relégations pour aucune promotion. Depuis quelques années, la fédération milite pour un championnat à 12 équipes pour limiter les gros écarts entre formations. Forcément en haut du tableau, on se satisfait de plus d’homogénéité pour le bien du rugby féminin. En bas, on est bien conscient que le maintien sera difficile, et qu’une fois en division inférieure, il faudra lutter avec de beaux projets comme La Rochelle ou le Racing, qui eux patientent sans avoir la moindre chance de promotion depuis deux ans.

Baptiste Barbat
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