Mont-de-Marsan : attention à la bête blessée

  • Après leur victoire à Carcassonne, les montois de Veriniki Goneva vont encore hausser leur niveau pour affronter une équipe vannetaise dangereuse.
    Après leur victoire à Carcassonne, les montois de Veriniki Goneva vont encore hausser leur niveau pour affronter une équipe vannetaise dangereuse. Photo Stéphanie Biscaye - Stephanie Biscaye
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Les Landais passeront un nouveau test ce vendredi, face à des Vannetais d’autant plus dangereux qu’ils ont un impérieux besoin de points.

Est-ce la déception d’être passé à côté d’une occasion en or d’accéder au Top 14, ou le calendrier corsé proposé aux Vannetais en ce début de championnat, toujours est-il que les hommes de Jean-Noël Spitzer n’ont pas réussi pour l’instant leur entrée dans cette nouvelle saison, défaits lors des trois premières journées dont deux fois à domicile. Les voilà donc déjà dans l’obligation de redresser la barre au plus vite. Et quelle meilleure occasion pour parvenir à leurs fins que ce voyage dans les Landes ? C’est que le Stade montois n’a plus battu les Bretons depuis novembre 2018, sombrant même à la Rabine en mai 2019 lors d’un mémorable barrage d’accession qui a révélé aux yeux du grand public le rugby breton.

Vainqueurs lors de leurs deux dernières visites dans la préfecture landaise, les Morbihannais auront certainement ce soir une idée derrière la tête. D’autant plus que leurs récents résultats ne traduisent pas la qualité de leur rugby, qui reste, pour Rémi Talès, une référence dans ce championnat : « C’est vrai que les Vannetais ne sont pas en réussite pour l’instant, mais ces trois matchs perdus, ils pouvaient tout aussi bien les remporter, sans quelques coups du sort. Cela reste une équipe de très haut niveau, taillée pour jouer les premiers rôles et qui de surcroît ne nous réussit pas. » À écouter le coach montois, on se dirait presque que les Jaune et Noir partent battus d’avance. Loin s’en faut, mais malgré un départ de feu, le Landais reste humble. Il sait que le chemin est long pour retrouver le lustre d’un passé pas si lointain, et qu’aujourd’hui, son équipe est logiquement dans la peau de l’outsider qui va tenter de faire tomber le favori.
 

Les arguments montois

Pour autant, les Montois ne manqueront pas d’arguments dans ce combat, dont l’ancien ouvreur international fixe l’objectif : « Ce match arrive à point nommé pour nous étalonner face à ce qui se fait de mieux. Nous allons voir si nos joueurs sont capables de hausser encore leur niveau pour atteindre celui d’un adversaire dont la philosophie de jeu est proche de la nôtre et dont nous nous inspirons. »

Quels sont-ils alors ces arguments dont peuvent se prévaloir les Montois avant ce choc ? D’abord une confiance forgée à l’aune de trois victoires consécutives. Des victoires d’autant plus probantes qu’elles ont été acquises avec beaucoup de maîtrise et un contenu très cohérent. Ensuite un état d’esprit construit dans la difficulté d’une dernière saison galère mais pourtant prometteuse en termes de valeurs. L’été n’a pas effacé la détermination entrevue en fin de saison dernière, et n’a fait au contraire que la renforcer lors de la préparation estivale. Pour preuve cette victoire à Carcassonne la semaine passée, avec une équipe remaniée à 80 %, signe de la mobilisation générale qui instaure dans le groupe une émulation propice à la performance. Enfin, un brin de talent et de fraîcheur incarné par les deux Léo, Banos le troisième ligne aile, et Coly, le demi de mêlée, dont l’explosion, en ce début de championnat, n’est autre que la traduction d’une force collective.

Cela suffira-t-il à venir à bout de la bête noire ? Si tel est le cas, on promet aux Montois des lendemains qui chantent.

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