Top 14 - Technique - Clermont réussit à soigner ses sorties...

  • Camille Lopez et les Clermontois ont gagné la bataille de l’occupation en deuxième mi-temps. Photo Vincent Duvivier
    Camille Lopez et les Clermontois ont gagné la bataille de l’occupation en deuxième mi-temps. Photo Vincent Duvivier Vincent Duvivier
Publié le , mis à jour

Si la victoire de l’ASM s’est jouée à une pénalité manquée par Pollard, elle doit de manière plus globale à une meilleure occupation du terrain en deuxième période, qui trancha singulièrement avec les difficultés des Montpelliérains à valider leurs marques lors du premier acte.

C’est peu dire que le manager de l’ASM, Jono Gibbes, avait des choses sur le cœur à expulser au coup de sifflet final de ce Montpellier-Clermont. Parce que celui-ci avait manifestement très peu goûté certaines décisions d’arbitrage, des trois premières accordées pour des broutilles à cette dernière sanction contre les siens qui aurait pu coûter la victoire, si Pollard avait réussi la pénalité de la gagne… « C’est plus facile pour moi de parler après une victoire. Si on avait perdu, on n’aurait pas interprété mes propos de la même manière… Ce que je veux, c’est contextualiser ces décisions. Il me semble que nous sommes une équipe qui propose un rugby positif, qui essaie d’être la plus propre possible. Or, il me semble que nous n’en sommes pas vraiment récompensés, notamment en deuxième mi-temps. Alors qu’a contrario, pour des choses peu claires et évidentes, nous sommes lourdement sanctionnés. »

Une référence, évidemment, à ce carton jaune sévèrement sorti à l’encontre de Penaud, mais aussi à cette dernière pénalité sur laquelle l’arbitre aurait tout autant pu sanctionner l’attitude de Paul Willemse, arrivé sur le côté du ruck juste avant la protection illicite de Yato… Toutefois, si la rencontre s’est bel et bien achevée sur un coup de dé et une décision arbitrale dont les Héraultais ne surent pas tirer profit, on ne peut que reconnaître avec le manager de l’ASM qu’elle est probablement revenue à l’équipe qui la méritait le plus…

Lopez : « On a gagné en propreté en deuxième mi-temps »

Pourquoi ? Tout simplement parce que les Clermontois ont eu le mérite de gagner au fil du match la bataille de l’occupation du terrain, avec une qualité de sortie de camp qui a tranché avec les difficultés montpelliéraines. « On a effectivement gagné en propreté au fur et à mesure du match, confirmait l’ouvreur Camille Lopez. J’ai encore cette image en tête : en première mi-temps où l’on se fait prendre sur un coup de pied de Seb (Bézy, N.D.L.R.), on part hors-jeu dans nos 22 mètres alors que l’on vient de marquer. Et on prend un essai sur l’action suivante. C’est bête… On ne doit pas donner des choses faciles comme ça, à ce niveau ce n’est pas possible. On a un peu surjoué dans notre moitié de terrain lors du premier acte et le fait de mieux sortir de notre camp en deuxième mi-temps nous a fait du bien, c’est une certitude.» 

«On y est parvenu grâce à une conquête efficace, qui nous a permis de bien organiser notre jeu au pied, prolongeait Gibbes. On n’a surtout perdu que deux ballons hauts alors que la semaine dernière, à Paris, on avait dû en lâcher 18… Surtout, sur nos renvois aux 50 mètres, on a organisé de bonnes chasses qui nous ont permis de regagner le momentum. » Tout le contraire du MHR, en somme…

Montpellier, le symbole Bécognée

En effet, si les Héraultais ont perdu cette rencontre, ils le doivent probablement à des points trop facilement offerts aux Clermontois, notamment en première période. Le flanker Alexandre Bécognée en savait quelque chose puisque, en plus d’avoir manqué le ballon qui se solda dans la continuité par l’essai de Penaud, le néo-international concéda lors du premier acte deux pénalités qui permirent à l’ASM de se nourrir de miettes et de coller au score, tant bien que mal… « Sur nos sorties de camp, on n’a pas été propres du tout. On se fait gratter deux fois le ballon, on s’est fait bouffer sur ces rucks où ils ont été meilleurs que nous. » Propos confirmés par Philippe Saint-André qui soulignait que son équipe devait « être plus précise sur ces soutiens, afin de gagner la première place et ne pas se faire contester les ballons. Ce sont autant de pertes de balles qui ne nous ont pas permis de valider nos marques. » Tout le contraire d’une ASM qui s’est moins embarrassée de fioritures après l’entrée en jeu du vieux sage Morgan Parra, et réussit à grappiller pénalité après pénalité son retard. Jusqu’à l’emporter…

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