Top 14 - Castres olympique - L'histoire du week-end : Wilfrid Hounkpatin, l’arme de destruction massive

  • Wilfrid Hounkpatin n’en finit plus de marquer, au point d’être le meilleur réalisateur de son club. Pas mal pour un pilier ! Photo DDM - Marie-Pierre Volle
    Wilfrid Hounkpatin n’en finit plus de marquer, au point d’être le meilleur réalisateur de son club. Pas mal pour un pilier ! Photo DDM - Marie-Pierre Volle DDM - Marie-Pierre Volle
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Wilfrid Hounkpatin est dans la forme de sa vie.  De nouveau auteur d’un doublé samedi contre Biarritz après celui inscrit contre Toulon, il est une arme de destruction massive que son club sait utiliser.

Wilfrid Hounkpatin, pilier droit du CO, est-il en train de se créer une signature ? Car si Pierre Hermé a ses macarons, Rabah Madjer sa talonnade ; si le nom d’Antonin Panenka est pour l’éternité associé à un penalty tiré en feuille morte tandis que la soupe VGE fera toujours penser à Paul Bocuse, les essais en force après pénalité jouée vite à la main deviennent peu à peu la marque de fabrique du colosse du CO. L’intéressé vient de signer deux doublés consécutifs à Pierre-Fabre, devenant le meilleur marqueur du club, inscrivant trois de ses quatre essais avec cette manière si singulière de jouer les pénalités bien placées à zéro passe.

Avec toujours la même rengaine : un coup d’œil à son demi de mêlée (souvent Rory Kockott), qui consent à lui laisser la balle. Le ballon posé au sol, une légère poussette du pied avant un ramassage dynamique. Le reste ? C’est la puissance pure qui parle et les adversaires volent comme les quilles d’un jeu de bowling. Essai, quasiment à tous les coups. Florent Vanverberghe, jeune deuxième ligne du CO, ne tarit pas d’éloges sur son coéquipier, derrière lequel pousser en mêlée est un jeu d’enfant : « Wilfrid est un tracteur, un joueur hors norme en termes de puissance pure. Il est incroyable. Il fait partie de ces gars qu’il vaut mieux avoir dans son équipe qu’en face. »

Florent Vanverberghe s’y met aussi

Aidé par son gabarit hors norme (1,92 m pour 130 kg), mû par un énorme dynamisme et une très jolie vitesse de course eu égard de sa masse, doté d’une habilité à toute épreuve quand il s’agit de conserver le ballon au contact, Hounkpatin est devenu une arme de destruction massive, dont les Tarnais usent sans en abuser. Pour preuve, samedi, ils ont fait « croquer » Florent Vanverberghe, tout heureux d’inscrire son premier essai en Top 14 sur une variation de la combine initiée par Rory Kockott. « Nous avons voulu surprendre les défenseurs biarrots. Ils attendaient sans doute qu’on lance Wilfrid, vu qu’il avait déjà marqué dans une situation similaire. Sauf que Rory a choisi d’alterner. Nous nous sommes fait un clin d’œil. J’ai compris qu’il allait me lancer. J’ai fait ma course et j’ai eu la chance de passer la ligne. » Antoine Tichit, pendant d’Hounkpatin à gauche de la mêlée, explique : « On ne travaille pas forcément ces pénalités jouées vite à l’entraînement. On le fait, ça se passe bien alors on continue. Nous sommes en confiance collectivement et on marque des essais alors tant mieux ! »

Dans sa forme actuelle, Wilfrid Hounkpatin est quasiment inarrêtable lorsqu’il arrive lancé aux abords de la ligne d’en-but. Et après avoir obtenu sa première cape en juillet dernier à l’occasion de la tournée des Bleus en Australie, le pilier castrais devrait aussi participer à la tournée d’automne.

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