Séduisante puis apathique : la Section paloise toujours à mi-temps

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Comme lors du déplacement à Toulouse, la section menait à la pause. Avant de s’écrouler au retour des vestiaires.

Les matchs se suivent et se ressemblent. La Section est capable du meilleur comme du pire en l’espace de quatre-vingts minutes. Il fallait laisser traîner l’oreille dans les travées du Michelin à la pause pour entendre les louanges des supporters auvergnats à propos du jeu pratiqué par cette Section paloise si séduisante, pendant le premier acte, s’offrant le luxe d’aller inscrire un essai en marchant après un superbe mouvement. Quarante minutes plus tard, cette belle impression avait été balayée par les assauts répétés de l’ASM qui offrait une démonstration à son public.

Les Palois avaient déjà connu un tel naufrage à Toulouse, où ils menaient aussi à la pause. Face à l’Union Bordeaux-Bègles une semaine plus tard, ils avaient vécu un cauchemar pendant la première mi-temps avant de redresser la tête et flirter avec la victoire en seconde période. Cette équipe paloise joue donc à mi-temps, depuis trois rencontres.

Il faut laisser du temps

Le troisième ligne et capitaine du jour Martin Puech ne pouvait que le constater : « Ce sont des dynamiques difficiles à expliquer. Ça ressemblait étrangement à Toulouse, en seconde mi-temps. Là-bas, nous avions l’excuse de la jeunesse. Cette fois un peu moins, donc je ne sais pas trop comment l’expliquer. Face à Bordeaux, on rate la première mi-temps donc je ne pense pas que ce soit une question de rythme. On doit mieux se préparer mentalement. Ça ne peut pas nous arriver trois fois d’affilée. » Les causes de cette nouvelle désillusion ont rapidement été identifiées par le manager Sébastien Piqueronies : « On a la tête complètement sous l’eau pendant vingt-cinq minutes. L’équipe s’est fragilisée en concédant neuf pénalités en vingt minutes. C’était le néant complet que ce soit dans notre jeu au sol, notre agressivité sur l’homme, la maîtrise de notre jeu, nos attitudes et la discipline. Notre réalité du moment est que l’on ne tient pas quatre-vingts minutes. Il nous faut plus de stabilité mentale, plus de continuité dans la confiance en nous pour arriver à faire jeu égal. » Un constat lucide et sans appel même si le manager palois et son capitaine n’oubliaient pas qu’ils venaient d’affronter trois grosses écuries du Top 14.

Martin Puech appelait à un peu de patience avant de tirer des conclusions : « Il faut que l’on soit conscients que l’on n’est pas des stars du championnat. On sait d’où on vient. On a maintenant deux matchs à la maison, on doit les gagner et après on pourra faire le bilan. »

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