XV de France - Dupont capitaine en intérim... avec promesse d’embauche ?

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    Antoine Dupont à Marcoussis Icon Sport - Icon Sport
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En nommant Antoine Dupont capitaine, l’encadrement tricolore a choisi de responsabiliser le seul joueur incontournable de son effectif. Mais la star du rugby français peut-elle être seulement une solution provisoire ?

Est-ce un intérim ou pas ? Sur cette question, fondamentale s’il en est à deux ans seulement du Mondial, nous sommes aujourd’hui plus que partagés. En demandant à Charles Ollivon, le capitaine emblématique des prémices de l’ère Galthié, de remettre lundi à Marcoussis le brassard à son successeur, le staff des Bleus a quelque part décidé de sacraliser l’ancien flanker de l’Aviron bayonnais, soudainement devenu décideur, dans ce passage de témoin.

Et quoi ? Si Ollivon n’avait pas été important aux yeux de Fabien Galthié, le service de la communication de la FFR se serait contenté de livrer le nom du nouveau capitaine par communiqué de presse dix jours avant le premier rassemblement des Bleus.

En choisissant de procéder à ce grand salamalec, le sélectionneur a envoyé un message fort à son premier relais dans le groupe France et, sauf cataclysme, le grand Charles reprendra donc sa fonction à son retour de blessure, l’année prochaine, pour le coup d’envoi du Tournoi des 6 Nations.

Remember : Nallet et Dusautoir…

Ceci étant dit, se pose un autre dilemme : Antoine Dupont, visage actuel du rugby français et seule star véritable de ce sport, englobe à lui seul toutes les qualités d’un grand capitaine et, en ce sens, tout porte à croire qu’il remplira sa fonction avec brio au fil de l’automne. À moins que la responsabilité et l’ampleur de la tâche ne pèsent sur son jeu, on ne voit donc pas ce qui pourrait faire, en pratique, du demi de mêlée toulousain « un capitaine par intérim ».

Dès lors, posons-nous cette question : l’encadrement des Bleus aurait-il dû désigner un homme de paille afin d’être certain de ne pas mettre l’autorité de Charles Ollivon en danger ? Non, cent fois non : au crépuscule de cet automne, le XV de France rencontrera les All Blacks à Saint-Denis et, pour affronter un tel Everest, les Tricolores ont besoin d’un Supremo aux épaules larges, un capitaine charismatique, légitime et indiscutable.

Pour autant, l’épisode actuel n’est pas sans nous rappeler l’année 2009 au cours de laquelle Thierry Dusautoir, après avoir assuré l’intérim de Lionel Nallet lors de la tournée d’été en Nouvelle-Zélande, avait ensuite définitivement supplanté "Naluche" jusqu’au Mondial néo-zélandais…

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