Jalibert-Ntamack : premier choix, deuxième acte face à la Géorgie ?

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Jugé décevant face à l’Argentine samedi dernier, malgré les immenses promesses qu’il laissait entrevoir notamment sur le plan offensif, le duo - composé par le Bordelais à l’ouverture et le Toulousain en premier centre - devrait avoir une nouvelle chance de séduire dimanche à Bordeaux. Et plus si affinités…

la principale attraction du début de cette tournée d’automne. Alors que les deux joueurs sont irrésistibles depuis cet été avec leurs clubs respectifs, Matthieu Jalibert et Romain Ntamack ont donc été associés face à l’Argentine. Les deux meilleurs ouvreurs français ensemble, répondant autant à une envie du staff de les voir évoluer l’un à côté de l’autre qu’à un besoin du moment. En effet, Virimi Vakatawa et Arthur Vincent blessés, l’idée de décaler Ntamack au centre s’est vite imposée. Peu importe si le Toulousain, qui avait essentiellement porté le numéro 12 à Ernest-Wallon durant la saison 2018-2019 et a encore dépanné à de minces reprises lors du dernier exercice à ce poste, s’est installé depuis un an et demi en 10, comme il le réclamait. Il faut dire que le tandem, pour ce qu’il laisse entrevoir sur le plan offensif, avait de quoi faire rêver… Samedi dernier, au Stade de France, la déception fut à la hauteur des espoirs que le duo avait générés.

Certes peu servis par la domination des Pumas dans le jeu au sol, ce qui a ralenti les sorties de balle françaises en première mi-temps, Jalibert et Ntamack n’ont jamais trouvé leurs marques communes. Les échanges entre les deux ont été rares et la complémentarité peu évidente.

En position de premier centre, Ntamack s’est souvent retrouvé à aller « péter » dans la défense adverse et n’a jamais pu accélérer le jeu, ni même occuper au pied. Bref, il fut utilisé à contre-emploi. Pire, il a même cédé sa place à la 54e minute, remplacé par Jonathan Danty au nom du besoin logique de remettre de la puissance au milieu du terrain. Et, profitant aussi d’une dernière ligne droite plus débridée, le Bordelais n’a jamais semblé aussi à l’aise que lorsque son « partenaire pas comme les autres » avait quitté la pelouse de Saint-Denis. Alors, la question, brûlant toutes les lèvres depuis dimanche, était la suivante : fallait-il reconduire cette combinaison contre la Géorgie ? Ou, au contraire, y mettre tout de suite un terme pour placer Danty aux côtés de Fickou et attendre le retour de Vakatawa ? Cela aurait eu pour conséquence de déplacer le débat sur un deuxième problème : trancher entre Jalibert et Ntamack à l’ouverture. A priori, il n’y a pas (encore) nécessité de s’interroger là-dessus puisque le binôme devrait avoir une deuxième chance sur la pelouse de Bordeaux dimanche après-midi.
 

Jalibert : « Le jour où on va réussir… »

En effet, Fabien Galthié n’a pas pour habitude de cacher son jeu et avait fait savoir que l’on aurait rapidement une réponse sur le sujet. Dès mardi, lors du premier bout d’entraînement ouvert à la presse, Matthieu Jalibert avait enfilé une fameuse chasuble blanche flanquée du numéro 10 quand Romain Ntamack avait hérité de celle affichant le 12. Peu de place de doute, lequel fut encore un peu plus chassé, le lendemain, lors de la traditionnelle séance d’opposition à haute intensité où la configuration était la même.

Le sélectionneur et son staff ont décidé de maintenir leur confiance au Bordelais et au Toulousain au coup d’envoi. Interrogé sur l’éventuelle rivalité entre les deux hommes dans les colonnes de 20 minutes, Jalibert a écarté : « Je vois plutôt la recherche du staff qui essaie de trouver d’autres associations de joueurs qui peuvent amener des choses positives à l’équipe. Et c’est plus facile de décaler Romain en numéro 12 que l’inverse. Pour moi, c’est plutôt une marque de confiance pour nous deux que d’essayer de trouver des solutions pour que l’on soit ensemble sur le terrain et qu’il y ait une plus-value pour l’équipe. »

Même s’il reconnaît que le duo doit montrer davantage de fluidité et d’équilibre : « Disons que nous ne nous sommes pas trouvés de la meilleure manière possible. Mais c’est aussi dû au fait que les Argentins nous ont privés de ballons rapides en première mi-temps. Ça a été compliqué de mettre de la vitesse et de se retrouver dans les conditions où on s’épanouit le plus avec Romain. […] Il y a eu plusieurs situations où il n’a pas manqué grand-chose pour que le choix devienne positif plutôt que négatif : quelques automatismes, des petits placements, des connexions qui viennent en enchaînant les matchs. »

Et de terminer son réquisitoire par un appel à la clémence : « C’est très difficile de juger notre association seulement sur cinquante minutes. […] Le jour où nous allons réussir à trouver de bons automatismes ensemble, ça peut faire mal. »

Il devrait être écouté et la carte Jalibert-Ntamack sera certainement sortie une deuxième fois au Matmut Atlantique. Et sûrement pas une dernière d’ailleurs. Parce que, hormis cataclysme sportif ou blessure malheureuse, il est difficile d’imaginer Fabien Galthié faire machine arrière à seulement six jours d’affronter les All Blacks. Maintenant, tout porte à croire que le staff des Bleus ira au bout de sa conviction automnale et que, s’il avait dû modifier ses plans, il l’aurait fait après la peu convaincante représentation argentine. D’autant plus que, pour s’éprouver et tirer des enseignements plus concluants, il n’y a pas mieux que le défi de la meilleure équipe de la planète. Encore faudrait-il d’abord rectifier le tir dimanche, face aux Lelos.

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