Matthieu Jalibert - Romain Ntamack : tout le monde en parle !

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    Jalibert - Ntamack : tout le monde en parle !
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L'édito du vendredi par Léo Faure... On s’amuse régulièrement, sur Rugbyrama, à sonder le passionné de rugby sur le sujet d’actualité du moment. Il y a un peu de tout, forcément, sans aucune autre valeur que celle de la consultation. Ce qui demeure une tendance intéressante.

Que pense donc le grand public de cette concurrence entre Matthieu Jalibert et Romain Ntamack, soudain devenue association de bienfaiteurs ? Comme partout, comme à la rédaction de Midi Olympique, chez les entraîneurs de club et même au sein du staff des Bleus – pour la confidence – l’aficionado du rugby français est partagé. Côté supporters, on vote beaucoup Ntamack (66 %), moins Jalibert (20 %) et encore plus rarement « les deux » (14 %).

60 millions de sélectionneurs, peut-être. Mais dans les faits, un seul à ce statut écrit en intitulé de son contrat et tranche la décision finale : si Galthié devait reconduire son association bordelo-toulousaine face à la Géorgie, cela laisserait entendre, entre les lignes, qu’elle serait également en responsabilité du jeu bleu dans huit jours, face à la Nouvelle-Zélande.

Une seule constante, finalement : tout le monde à un avis. Et tout le monde en parle. Le sujet Jalibert-Ntamack est devenu celui qui anime les colloques et commérages du café du matin. Il supplante largement les doublons, les éventuels débats sur tous les autres postes, les lancements de jeu en troisième bloc de saut, les performances collectives des Bleus. Et même la venue imminente des légendes All Blacks, événement toujours rare, cher et enivrant du calendrier mondial.

En communication politique, on appelle cela un « moment ». Et c’est généralement anticipé, pensé, piloté pour imposer son agenda de sujet à la sphère publique, par l’entremise de l’espace médiatique. Galthié avait-il envisagé que le débat autour de son 10-12 rythmerait sa séquence d’automne ? Pas sûr. Il lui faudra, désormais, en déjouer les pièges pour préserver son collectif.

Lesdits pièges sont nombreux. Ceux du rugby pur et dur, pour commencer. Entre deux joueurs éminemment talentueux et créatifs mais aux profils pas si éloignés, il faut trouver une organisation et une répartition des rôles qui mette chacun en valeur. Qui exalte et qui évite de les niveler par le bas, l’addition des compétences n’obéissant pas toujours au sophisme mathématique du « 1+1 = 2 ». Il faudra, en clair, trouver une (bonne) entente.

Ce qui ouvre le deuxième sujet : celui des hommes et de leur management. Si une telle modification du plan de jeu des Bleus, excitante sur le papier, demandera nécessairement du temps pour se parfaire, elle devra aussi préserver les ego de chacun. Ici, le danger est réel. Entre deux garçons aux affinités toute relatives, aucun ne devra se sentir lésé.

Le risque, au bout de ce chemin de morphose, serait de cristalliser autour de ces deux noms une première rupture dans le collectif bleu. À deux ans du Mondial en France, l’enjeu sportif en vaut certainement la chandelle. Mais l’audace a aussi ses périls jeunes.

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Les commentaires (2)
EN DEUX Il y a 8 jours Le 22/11/2021 à 18:11

Qui est Ja Ja ? Ah oui, un très bon élève qui a bien appris sa leçon mais sans âme..il est déjà roi de Bègles, qu'il arrête de beugler...
Serait il capable de vivre en bonne harmonie pendant 3 mois avec les autres ? pas évident.
Hastoy est bien meilleur et sympa

bakou9 Il y a 19 jours Le 12/11/2021 à 09:05

Partagé ?! 66% c'est une majorité indiscutable...