Pro D2 - Stade montois : le match d’après

  • Pour l’entame du troisième bloc les Montois de Jules Even ne devront pas se relâcher face à une équipe aurillacoise qui ne peut se permettre une nouvelle déroute. Photo Stéphanie Biscaye
    Pour l’entame du troisième bloc les Montois de Jules Even ne devront pas se relâcher face à une équipe aurillacoise qui ne peut se permettre une nouvelle déroute. Photo Stéphanie Biscaye Stéphanie Biscaye
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Après une retentissante victoire à Bayonne, il s’agira pour les Montois de garder les pieds sur terre afin de ne pas casser leur belle dynamique.

Après avoir savouré un succès incontestable dans le choc des leaders, le Stade montois s’apprête à reprendre sa route dans ce championnat. La coupure aura certainement aidé le groupe landais à redescendre de son petit nuage et à faire retomber l’euphorie autant qu’à recharger les accus, même si certains de ses éléments n’ont pas vraiment eu de repos pour cause de matchs internationaux.

Il s’agit donc de retourner aux affaires courantes, peut-être moins excitantes que le sommet de Jean-Dauger, mais tout aussi importantes, puisque jusqu’à preuve du contraire, chaque match vaut le même nombre de points. Et si les Montois avaient la bonne idée d’en prendre quatre ce soir, ils seraient assurés d’être encore leaders au moment de se déplacer à Béziers la semaine prochaine.

Il va falloir pour cela se débarrasser d’un adversaire traditionnellement coriace, calé en milieu de tableau et qui ne se débrouille pas si mal loin de ses bases, avec une victoire et deux bonus défensifs au compteur. Certes, au vu de ce premier tiers de championnat, avec 45 points inscrits en moyenne lors de leurs matchs à domicile, les Montois peuvent avoir confiance en leur potentiel, et leurs adversaires nourrir de légitimes inquiétudes avant d’entrer sur la pelouse du Stade Boniface. De là à dire que cette réception sera une formalité, il y a un pas que les Landais auront intérêt à ne pas franchir au risque de s’exposer à une désillusion.

Un groupe mobilisé

Ce n’est d’ailleurs pas le style de la maison, et il suffit pour s’en convaincre d’écouter les propos du manager Patrick Milhet : "Il ne faudra pas s’endormir sur nos lauriers car cette équipe aurillacoise possède une très bonne conquête et un jeu au pied performant, soit les deux ingrédients de base pour exister à l’extérieur. Mais je ne crois pas à un relâchement du groupe. La concurrence est suffisamment forte pour que ceux qui sont appelés à jouer aient à cœur de prouver qu’ils sont des titulaires en puissance. D’ailleurs, les entraînements du début de semaine nous ont donné des signes très positifs sur l’investissement de chacun. Mentalement, tout le monde semble prêt. La seule inconnue, ce sont les petites imperfections qui peuvent survenir après une coupure." Le mieux, pour éviter le ronronnement, est donc sûrement d’effectuer pour cette reprise quelques rotations, ce que fera le staff landais. Un luxe que l’on peut se permettre lorsqu’on est leader, et qui permettra de faire reposer ceux qui en auraient encore besoin, de relancer quelques joueurs moins utilisés ou blessés, et de titulariser certains de ceux qui ont plutôt l’habitude de faire partie des finisseurs.

Avec un mot d’ordre pour les titulaires : prendre le match par le bon bout et mettre les choses dans l’ordre pour se faciliter la tâche. Car Aurillac, auteur d’un début de saison encourageant, ne peut se permettre une nouvelle déroute après celle de Nevers, au risque de se fragiliser pour les semaines à venir. Les Montois devront donc se souvenir au moment du coup d’envoi que dans ce championnat, aucun match n’est facile.

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Pierre BAYLET
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